Mobilisation à Pau contre les licenciements à la Polyclinique
Mobilisation à Pau contre les licenciements

Ce lundi 11 mai, le préfet des Pyrénées-Atlantiques et le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) ont reçu les délégués syndicaux de la Polyclinique Pau Pyrénées, en présence du maire de Pau et de parlementaires locaux. Parallèlement, plus de 300 personnes se sont rassemblées devant la préfecture pour protester contre le plan de licenciements annoncé par le groupe GBNA.

Un plan social contesté

Le groupe GBNA, qui dirige les deux cliniques paloises Marzet et Navarre, placées en redressement judiciaire depuis fin mars, a annoncé la fermeture de la maternité et du site de Marzet, ainsi que le licenciement de 161 salariés sur 542. Cette décision a suscité une vive réaction du personnel et des élus locaux.

Manifestation et réunion

Pendant que la manifestation se déroulait devant la préfecture, une réunion se tenait à l’intérieur avec le directeur de l’ARS Benoît Elleboode, les parlementaires locaux et le maire de Pau, en présence des représentants syndicaux. La direction du groupe GBNA n’était pas représentée. En amont, le préfet Jean-Marie Girier et le directeur de l’ARS avaient tenu un point presse pour réaffirmer leur priorité : assurer la continuité des soins, notamment pour les parturientes suivies à la maternité, et accompagner le reclassement des personnels.

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Continuité des soins

La maternité doit fermer en septembre, et les quelque 600 naissances prévues cette année seront redirigées vers la maternité de l’hôpital, qui recrute des personnels supplémentaires, dont des docteurs juniors en gynécologie. Un nouveau service d’hospitalisation à domicile en périnatalité verra également le jour, avec l’embauche de sages-femmes. Concernant l’oncologie médicale, qui doit cesser en juillet, le directeur de l’ARS a assuré qu’il veillerait à éviter toute rupture de soins, en lien avec l’hôpital et d’autres structures.

Soutien des élus

À l’issue de la réunion, le député David Habib et la sénatrice Denise Saint-Pé ont témoigné leur soutien aux personnels mobilisés, déclarant : « On est à vos côtés. » Le maire de Pau, Jérôme Marbot, a dénoncé l’irresponsabilité du groupe GBNA, qui utilise le redressement judiciaire comme un acte de gestion pour sauver d’autres cliniques. Il a insisté sur la nécessité de faire pression sur le groupe pour préserver un maximum d’emplois.

Un PSE alternatif proposé

Les représentants syndicaux ont présenté un projet alternatif de Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) et une offre de soins adaptée aux besoins du territoire. De nombreuses réunions sont prévues, notamment avec les médecins, les chirurgiens et le Groupe de Radiothérapie et d’Oncologie des Pyrénées. L’objectif est de réduire au maximum le nombre de licenciements et d’obtenir des accords de reclassement avec l’hôpital et d’autres structures locales.

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