Mende recrute des policiers adjoints : salaire garanti, pas de diplôme requis
Mende recrute policiers adjoints : 1528€/mois, pas de diplôme

Le commissariat de Mende ouvre ses portes aux futurs policiers adjoints

Une opportunité professionnelle unique se présente en Lozère. Le commissariat de Mende a lancé depuis le 16 janvier une campagne de recrutement de policiers adjoints qui se poursuivra jusqu'au vendredi 13 mars 2026. Cette initiative vise particulièrement les jeunes de 18 à 30 ans, de nationalité française et sans casier judiciaire, leur offrant une porte d'entrée dans le monde de la sécurité publique.

Un processus de sélection accessible et départementalisé

Les candidats intéressés doivent d'abord s'inscrire en ligne sur le site de la police nationale. Ils recevront ensuite une convocation pour passer plusieurs épreuves : tests psychotechniques, examens écrits et évaluation sportive, toutes prévues au mois d'avril. Particularité notable cette année : toutes ces épreuves se dérouleront à Mende même, évitant ainsi aux candidats les déplacements habituellement requis.

« Franchement, ce concours reste accessible », témoignent Mattéo B. et Kylian A., deux policiers adjoints récemment intégrés au commissariat mendois. Après les tests initiaux, les candidats retenus passeront une enquête de moralité, puis un entretien oral programmé en mai. « Cette étape nous permet de découvrir le candidat, sa personnalité et ses motivations », précise le commandant Thouard. « Le but n'est pas de leur poser des questions compliquées. » Les résultats définitifs seront communiqués en juin.

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Aucune condition de diplôme requise

L'un des avantages majeurs de ce recrutement réside dans l'absence totale de condition de diplôme. « Tout l'intérêt, c'est qu'il n'y a pas de condition de diplôme, ce qui parfois peut être un peu bloquant », explique Nadège Thouard. « Pour devenir gardien de la paix par exemple, il est nécessaire d'avoir le bac. Ça permet aux jeunes qui ne se sont pas reconnus dans le parcours scolaire classique de quand même entrer dans la police. »

Cette ouverture permet de ne pas se priver de talents potentiels. « Ça aurait été très dommage de se priver de Mattéo juste parce qu'il n'a pas le bac. Il nous donne entière satisfaction depuis qu'il est là », ajoute-t-elle. Pour Kylian A., titulaire du baccalauréat, cette voie représente une étape intermédiaire idéale : « J'ai le bac, mais je voulais d'abord me faire un premier aperçu avant d'être sûr de passer le concours de gardien de la paix. »

Contrat stable et rémunération attractive

Les lauréats du concours signeront un contrat à durée déterminée de trois ans, renouvelable une fois, leur assurant ainsi six années de stabilité professionnelle à Mende. Dès leur entrée à l'école de police en septembre, ils percevront une rémunération nette de 1 528 euros par mois, avant d'intégrer officiellement leur commissariat d'affectation en janvier 2027.

Contrairement à d'autres concours de police où l'affectation dépend du classement en sortie d'école, ici les candidats peuvent spécifier leur département de préférence lors de l'inscription. « Là, ils sont assurés d'aller là où ils ont demandé, et même d'y rester s'ils le souhaitent », souligne le commandant Thouard. Pour ceux qui visent la Lozère, la formation se déroulera généralement à l'école de Nîmes, avec possibilité d'orientation vers Toulouse en cas de nécessité, mais toujours sur la base du volontariat.

Une intégration réussie et des perspectives d'évolution

À Mende, les jeunes policiers adjoints bénéficient d'une intégration complète au sein des équipes. « Ce sont les plus anciens qui nous forment et je les trouve très pédagogues », rapporte Mattéo B. « Ils nous donnent toujours des conseils constructifs et nous aideront volontiers à préparer les autres concours. Il y a un climat de confiance qui s'est installé. »

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Cette fonction offre également une flexibilité rare dans la police nationale : les adjoints peuvent passer d'autres concours à tout moment, voire démissionner librement. « Quand on devient gardien de la paix, on doit quelques années à l'État », rappelle le commandant Thouard. « Là, ce n'est pas le cas. » À l'issue des six années, deux options s'offrent aux intéressés : quitter la fonction ou avoir préparé en amont un autre concours (officier, commissaire...) pour poursuivre leur carrière.

Des missions variées dans un département à taille humaine

Travailler en Lozère, le département le moins peuplé de France, présente des avantages spécifiques. « On fait tout comme des titulaires et nos missions sont variées », explique Kylian A. « On n'a pas un poste fixe comme ça peut être le cas ailleurs. Ça nous permet d'être dans de vraies conditions. »

La seule distinction avec les policiers titulaires intervient dans les situations particulièrement complexes, où les adjoints ne sont jamais placés en première ligne et ne prennent pas les décisions finales. « Cette fonction les responsabilise, mais pas dans les cas extrêmes », précise Nadège Thouard.

Pour faciliter la découverte du métier, le commissariat de Mende organisera une après-midi portes ouvertes le mercredi 4 mars à 14 heures, sur présentation d'une pièce d'identité. Une occasion unique pour les candidats potentiels de se familiariser avec l'environnement professionnel qui les attend.