Grève à l'usine Eurenco de Bergerac : les syndicats CGT et FO durcissent le mouvement
Les syndicats CGT et Force Ouvrière ont une fois de plus déposé un préavis de grève, qui a débuté ce mardi 17 février à 20 heures, au sein de l'entreprise Eurenco, spécialisée dans la production de poudre à Bergerac, en Dordogne. Dans un tract diffusé ce mardi, les organisations syndicales affirment avec force : « La mobilisation des salariés ne faiblit pas. Elle s'inscrit dans la durée et produit un impact réel sur l'activité. » Ce message souligne la détermination croissante des travailleurs face aux négociations en cours.
Un préavis de grève de 48 heures pour intensifier les revendications
Le nouveau préavis de grève, d'une durée de 48 heures, a été lancé ce mardi et doit prendre fin jeudi 19 février à 4 heures. Les syndicats se déclarent « déterminés jusqu'à l'obtention d'une négociation », mettant en avant leur volonté de ne pas reculer tant que leurs demandes ne seront pas satisfaites. Cette action s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes au sein de l'usine, où les salariés cherchent à obtenir des améliorations substantielles de leurs conditions de travail.
Les principales revendications des syndicats
Les organisations syndicales réclament avec insistance plusieurs mesures clés pour les employés d'Eurenco :
- Une augmentation salariale de 130 euros pour tous les salariés, visant à revaloriser les rémunérations face à l'inflation et aux coûts de la vie.
- Le passage immédiat de la prime d'ancienneté à 20%, afin de mieux reconnaître l'expérience et la fidélité des travailleurs au sein de l'entreprise.
- La prise en charge de la mutuelle à hauteur de 70% par l'entreprise, réduisant ainsi la charge financière sur les salariés et améliorant leur protection sociale.
- La transformation en contrats à durée indéterminée (CDI) des travailleurs intérimaires, garantissant une stabilité d'emploi et des droits renforcés pour cette catégorie de personnel.
Ces revendications reflètent des préoccupations largement partagées dans le secteur industriel, où les salariés font face à des pressions économiques et à des incertitudes croissantes. La grève à Eurenco s'ajoute ainsi à une série de mouvements sociaux récents en France, mettant en lumière les défis auxquels sont confrontés les travailleurs dans des industries stratégiques comme la production de poudre.
L'impact de cette mobilisation sur l'activité de l'usine reste à évaluer, mais les syndicats affirment qu'elle est déjà significative, signalant une possible perturbation des opérations dans les jours à venir. Les négociations entre la direction et les représentants syndicaux seront cruciales pour déterminer l'issue de ce conflit, avec en jeu l'avenir des conditions de travail à Bergerac.



