Le syndicat ver.di durcit le ton avec une nouvelle grève dans les transports allemands
Le syndicat allemand des services ver.di a annoncé un deuxième appel à la grève dans les transports en commun, prévu de vendredi à samedi. Cette action vise à augmenter la pression sur les employeurs dans le cadre des négociations tarifaires annuelles, qui piétinent depuis plusieurs mois.
Une perturbation majeure attendue dans tout le pays
Selon un communiqué publié mardi, aucun bus ni tram ne circulera vendredi prochain dans de nombreuses entreprises communales de transports publics. Le mouvement social sera prolongé au samedi dans de nombreux secteurs, avec des effets similaires à la première grève de 24 heures début février, où la circulation avait été totalement interrompue dans plus de 100 entreprises.
Ver.di appelle à nouveau 150 entreprises à faire grève, espérant mobiliser les 100 000 salariés concernés. Le syndicat prévoit que les perturbations seront similaires dans la plupart des régions du pays, rappelant l'impact significatif de la précédente action.
Des négociations au point mort malgré plusieurs rounds
Engagé depuis novembre dans des discussions avec les organisations patronales des communes, ver.di déplore l'absence de progrès. Christine Behle, vice-présidente de ver.di, a déclaré : « Dans l'ensemble, les négociations avancent à peine, alors qu'il y a déjà eu quatre rounds dans certains secteurs. C'est plus que décevant. »
Les revendications des salariés incluent :
- La réduction du temps de travail hebdomadaire
- L'allongement des temps de repos
- Des primes plus avantageuses la nuit et le week-end
- Dans quelques Länder, une augmentation des salaires d'environ 10 % en moyenne
Un contexte de tensions dans le secteur public
Cette grève s'inscrit dans un climat de mécontentement plus large. En janvier, des grèves d'avertissement ont touché d'autres pans du secteur public, comme les universités, les écoles et diverses institutions, pour protester contre la pénurie de personnel et la baisse du pouvoir d'achat.
Ver.di espère que cette nouvelle action permettra de relancer des négociations essentielles pour améliorer les conditions de travail et les rémunérations dans les transports publics allemands.



