Un léger regain de confiance chez les ménages français en février
Selon les dernières données publiées par l'Institut national de la statistique (Insee), la confiance des ménages français a connu une légère embellie au mois de février. L'indicateur synthétique qui mesure cette confiance a progressé d'un point, s'établissant désormais à 91. À titre de comparaison, il se situait à 89 en février 2024. Malgré cette amélioration modeste, le niveau de confiance reste significativement inférieur à sa moyenne de longue période, calculée de 1987 à 2025, qui s'élève à 100.
Pour rappel, cet indicateur synthétique de confiance des ménages est établi en interrogeant environ 2 000 foyers français au cours des trois premières semaines de chaque mois. Il résume leur opinion sur la situation économique générale : plus sa valeur est élevée, plus leur jugement sur la conjoncture économique est favorable.
Consommation atone mais perspectives d'épargne renforcées
Dans le détail de cette enquête mensuelle, on observe que l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle à venir s'améliore sensiblement. Le solde d'opinion sur ce point gagne quatre points pour atteindre -8, se rapprochant ainsi de la moyenne de longue période qui est de -7. En revanche, leur perception de leur situation financière récente reste stable à -21, ce qui correspond exactement à la moyenne historique.
La proportion de ménages estimant qu'il est opportun, dans le contexte économique actuel, de réaliser des achats importants demeure inchangée à -28. Ce chiffre reste toutefois bien en dessous de sa moyenne de longue période qui est de -16, témoignant d'une certaine frilosité des consommateurs.
Du côté de l'épargne, les perspectives s'avèrent plus positives. L'opinion des ménages concernant leur capacité d'épargne actuelle se renforce de quatre points pour atteindre 24, tandis que celle relative à leur capacité d'épargne future progresse de deux points à 17. Ces soldes sont très supérieurs à leurs moyennes respectives de longue période, qui sont de 10 et -6. La part des ménages jugeant opportun d'épargner reste quasiment stable avec une légère baisse d'un point à 39, un niveau bien au-dessus de sa moyenne historique de 19.
Cette partie de l'enquête est particulièrement scrutée par les économistes car elle révèle l'appétit de consommation des ménages, qui constitue l'un des principaux moteurs de la croissance économique française.
Des craintes persistantes sur le chômage et le niveau de vie
L'opinion des ménages concernant le niveau de vie général en France montre quelques signes d'amélioration, qu'il s'agisse du niveau de vie récent (qui gagne un point à -69) ou du niveau de vie à venir (qui progresse de trois points à -54). Malgré ces légères améliorations, ces indicateurs restent bien en dessous de leurs moyennes de longue période, respectivement -49 et -29.
En revanche, les inquiétudes concernant le chômage s'aggravent nettement. Le solde d'opinion sur cette question gagne deux points pour atteindre 48, alors que la moyenne de longue période se situe à seulement 33. Cette dégradation contraste avec l'amélioration observée sur le front de l'inflation.
En effet, les craintes inflationnistes diminuent significativement. Le solde d'opinion des ménages anticipant une accélération des prix au cours des douze prochains mois perd quatre points pour s'établir à -30, se rapprochant ainsi de sa moyenne de longue période qui est de -32. Parallèlement, la proportion de ménages considérant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois diminue de cinq points pour atteindre -12, rejoignant ainsi exactement sa moyenne historique.
Cette enquête mensuelle de l'Insee révèle donc un paysage contrasté : si certains indicateurs montrent une légère amélioration, notamment concernant les perspectives d'épargne et les craintes inflationnistes, d'autres points restent préoccupants, en particulier l'aggravation des inquiétudes sur le chômage et la faiblesse persistante de l'appétit de consommation des ménages français.



