Chômage des jeunes : la France enregistre une hausse inquiétante en 2025
Le ministre de l'économie, Roland Lescure, a exprimé une préoccupation grave le 10 février, déclarant : « On a remporté le combat contre le chômage de long terme, mais il y a un vrai défi sur le chômage des jeunes. Il faut qu'on se batte. » Cette déclaration intervient alors que l'Insee a publié des chiffres alarmants le matin même.
Des statistiques préoccupantes pour la jeunesse française
Selon les données de l'Insee, 21,5 % des actifs âgés de 15 à 24 ans sont à la recherche d'un emploi. Cette proportion a augmenté de 2,4 points au dernier trimestre de l'année 2025, une hausse bien plus significative que celle du taux de chômage global, qui n'a progressé que de 0,2 point sur la même période pour atteindre 7,9 % de la population active.
En fin d'année 2025, cela représente 742 000 jeunes exclus du marché du travail, soit 126 000 de plus en une seule année. À ce chiffre, il convient d'ajouter les jeunes ni en emploi ni en formation, souvent désignés par l'acronyme NEET (Not in education, employment or training), qui s'élèvent à environ 1,5 million. Ce nombre est également en augmentation au dernier trimestre 2025, soulignant une tendance négative persistante.
Une situation contrastée en Europe
Les statistiques européennes publiées mercredi 4 mars confirment que la France cultive une spécialité peu enviable en matière de chômage des jeunes. Notre pays se classe parmi ceux où la proportion de moins de 25 ans sans emploi est la plus élevée, avec 20,9 % selon la méthodologie d'Eurostat, légèrement différente de celle de l'Insee.
En comparaison, l'Allemagne affiche un taux de 7,1 % et les Pays-Bas de 9,3 %. Surtout, alors que la tendance est à la baisse depuis octobre 2025 chez de nombreux voisins européens, comme l'Espagne, l'Italie, la Pologne ou la Grèce, la France connaît la plus forte hausse de toute l'Union européenne. Cette divergence souligne des défis spécifiques auxquels fait face le marché du travail français pour intégrer sa jeunesse.
Cette situation préoccupante appelle à une réflexion approfondie sur les politiques d'emploi et de formation destinées aux jeunes, afin d'inverser cette tendance négative et de garantir un avenir professionnel plus stable pour les générations futures.



