La CGT mobilise pour la police municipale face à des inégalités présumées
La Confédération Générale du Travail (CGT) a officiellement déposé un préavis de grève concernant la police municipale, prévu pour le vendredi 13 mars. Cette action syndicale intervient dans un contexte de tensions croissantes, où le syndicat met en lumière ce qu'il qualifie de dysfonctionnements graves au sein des services.
Des inégalités de traitement dénoncées
Dans son communiqué, la CGT soulève des préoccupations majeures quant au respect des principes d'égalité entre les agents. Elle pointe du doigt des disparités dans l'attribution des fonctions et des régimes indemnitaires, estimant que ces pratiques pourraient porter atteinte à l'équité professionnelle. Un exemple concret cité concerne les astreintes de week-end, autrefois assurées uniquement par un policier municipal, mais désormais partagées avec un agent contractuel récemment recruté comme Agent de Surveillance de la Voie Publique (ASVP).
Pour la CGT, cette situation pose problème car les missions d'un ASVP ne relèvent pas des mêmes compétences que celles d'un policier, ce qui, selon le syndicat, pourrait compromettre l'efficacité et la sécurité des interventions.
Des primes contestées et une sanction remise en question
Le syndicat reproche également le versement de primes à un agent titulaire de la police, actuellement affecté aux services techniques. Ces primes, normalement liées à l'exercice de fonctions spécifiques, sont perçues comme injustifiées par la CGT. En réponse, le maire, Jean-Louis Costes, explique que ces indemnités sont attribuées pour compenser les remplacements effectués par cet agent en l'absence du policier concerné.
Enfin, la CGT s'interroge sur le respect des garanties procédurales lors de la mise à pied d'un agent pour une durée de trois jours. Le syndicat demande explicitement le réexamen de cette sanction disciplinaire, remettant en cause sa légitimité. Le premier édile, Jean-Louis Costes, maintient quant à lui que la sanction pour menace envers un supérieur a été prise dans les règles, défendant ainsi la décision administrative.
Cette situation illustre les tensions persistantes entre les représentants syndicaux et la municipalité, avec des enjeux cruciaux liés à l'équité, à la transparence et au respect des procédures disciplinaires au sein de la police municipale.



