Mobilisation à La Poste Citadelle de Béziers
Ce mardi 28 avril, un piquet de grève était organisé devant le bureau de La Poste de Béziers Citadelle. La CGT dénonce une situation alarmante pour les personnels, avec six agents en arrêt maladie depuis plusieurs mois. Selon Claire Bonavitacola, de l'union locale CGT de Béziers, des salariés subissent un harcèlement moral de la part de membres de la direction. Elle affirme : « Cela fait des mois que ça dure. Six personnes sont en arrêt maladie tant elles vivent mal la situation, et une bénéficie d’une reconnaissance de maladie professionnelle. » La CGT dispose d'enregistrements audio pour étayer ses accusations.
Droit d'alerte et inquiétudes
Le 16 février, un droit d'alerte pour danger grave et imminent a été déclenché par les élus CGT. Deux salariés avaient montré des signes de fatigue morale préoccupante, évoquant que « leur vie n’a plus de sens ». Six personnes sont actuellement en arrêt. La CGT s'inquiète pour la santé mentale des employés et demande une enquête.
Fusion de bureaux : une source de conflits
La situation actuelle ne serait que le début de conflits sociaux à venir. Le secteur de Béziers Citadelle doit fusionner en juin avec plusieurs bureaux (Capestang, Puisserguier, Saint-Chinian, Olonzac) tout en conservant la même direction. Les agents pourront être mutés à Béziers à tout moment, et ceux qui n'habitent pas la ville devront payer leur parking, ce qui réduit leur pouvoir d'achat.
Pratiques commerciales douteuses
Des employés dénoncent des pressions pour vendre des produits à une clientèle précaire. Le bureau est classé deuxième au niveau national pour les opérations bancaires, avec la clientèle la plus pauvre de France. Des agents rapportent des pratiques limites : des clients sous tutelle ayant sept lignes téléphoniques ou des protections juridiques inutiles. Le déontologue de La Poste a été prévenu. Une enquête interne serait en cours.
Réponse de La Poste
La Poste a répondu uniquement sur le dossier de harcèlement : « La santé et la sécurité des postières et des postiers sont une priorité. Un dispositif d’écoute est en cours. » La CGT demande transparence sur les pratiques commerciales et les résultats de l'enquête.



