La centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis dévoile 240 métiers pour l'emploi
Centrale nucléaire : 240 métiers dévoilés pour l'emploi

La centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis ouvre ses portes aux chercheurs d'emploi

Mardi 17 mars, une trentaine de personnes de tous âges, en quête d'activité professionnelle ou en pleine reconversion, a pu découvrir la riche palette des métiers liés à l'industrie nucléaire. Cette journée dédiée à l'orientation et à l'emploi a été organisée avec le soutien de la Mission locale de Haute-Gironde et de France Travail, qui ont informé les participants de cette opportunité unique.

Une immersion dans les formations et les installations

Le matin, un bus affrété par EDF a conduit le groupe jusqu'au Centre de formation multimétiers (CFM) de Reignac. Ce centre dispose d'un plateau technique spécialisé, utilisé dans le cadre des formations assurées par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Les visiteurs ont ainsi pu se familiariser avec les équipements et les compétences requises pour ces professions exigeantes.

En début d'après-midi, avant une visite guidée du site de la centrale elle-même, les participants ont assisté à une présentation détaillée des différents postes disponibles. Christophe Janneau, le directeur des ressources humaines de la centrale, a souligné l'importance économique du site : « La centrale de Braud-et-Saint-Louis est le deuxième employeur de Gironde, avec 2 500 personnes à son service. »

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Un recrutement dynamique et des perspectives solides

La centrale propose pas moins de 240 métiers différents, couvrant un large éventail de compétences. En 2025, le site a recruté 54 personnes en contrat à durée indéterminée (CDI), réparties comme suit :

  • 10 agents
  • 11 cadres
  • 33 techniciens

Christophe Janneau a insisté sur la mobilité interne offerte par l'entreprise, permettant aux salariés d'évoluer et de se former tout au long de leur carrière. De plus, la centrale accueille chaque année 250 personnes en stage ou en alternance, sous la responsabilité de Marie Defever. Ces formations peuvent déboucher sur des emplois sur place ou dans d'autres sites, selon les besoins de l'entreprise.

Des opportunités nationales et des témoignages inspirants

Catherine Richet, représentante de l'Université des métiers du nucléaire, a rappelé l'envergure du secteur : « La filière nucléaire représente 247 000 emplois en France, avec une perspective de création de 10 000 emplois par an. Ce sont des emplois non délocalisables, offrant une stabilité et des perspectives de carrière. » Elle a présenté le site monavenirdanslenucleaire.fr, qui répertorie toutes les offres d'emploi et met en avant des parcours de reconversion réussis, comme celui d'une ancienne coiffeuse devenue soudeuse.

Véronique Vidal, du GIE Atlantique, une structure regroupant les entreprises du nucléaire dans le quart Sud-Ouest de la France (incluant les sites de Golfech, Braud-et-Saint-Louis et Civaux), a insisté sur l'accessibilité de ces métiers. « Ils sont accessibles via des centres de formation dédiés, offrent de bonnes conditions de travail, mais demandent une bonne attitude et un savoir-être irréprochable. »

Cette journée a ainsi permis de démystifier l'industrie nucléaire et de mettre en lumière les nombreuses opportunités professionnelles qu'elle offre, tant pour les jeunes diplômés que pour les personnes en reconversion.

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