Ce vendredi 1er mai, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la Bourse du travail de Draguignan, au 8 rue Cisson, à l'appel de l'Union locale intersyndicale. Selon les organisateurs, il ne s'agissait pas de la fête du travail mais de la journée internationale des droits des travailleurs. Gilles Piazzoli (CGT) et David Giraud (FSU) ont rappelé que cette journée, « fériée, chômée et payée », est un droit menacé par le patronat, les libéraux et l'extrême droite.
Un droit historique menacé
Les syndicats ont souligné que depuis 1886, des travailleurs sont morts pour obtenir ce droit. Ils ont dénoncé les tentatives récentes d'empêcher cette journée et ont pointé du doigt le manque d'inspecteurs du travail en France. « Il n'y a que 1200 inspecteurs, dont la moitié s'occupe de tâches administratives. Dans le Var, ils ne peuvent pas faire leur travail et vérifier les conditions des salariés », ont-ils déclaré.
Des chiffres alarmants
Ils ont également rappelé que « deux ou trois travailleurs décèdent chaque jour sur leur lieu de travail en France. C'est inconcevable ». Selon eux, la France se classe avant-dernière en Europe devant l'Albanie en matière de droits des travailleurs. Le rassemblement s'est déroulé dans le calme, avec des pancartes et des slogans revendicatifs.



