À partir de ce mercredi 1er juillet 2026, les aides personnalisées au logement (APL) sont supprimées pour les étudiants non européens et non boursiers. Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a chiffré lundi les économies liées à cette mesure à « à peu près autour de 200 millions en année pleine ».
Une mesure issue de la loi de finances 2026
La mesure, adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2026 et qui entre en vigueur le 1er juillet, prévoit de « limiter l’accès au droit à une aide personnelle au logement pour les étudiants extra-communautaires à ceux remplissant les conditions pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux », indique le décret d’application paru dimanche. Les étudiants en apprentissage ou exerçant une activité professionnelle en parallèle de leurs études, à partir d’une heure par semaine selon le ministère du Logement, pourront en revanche conserver leur aide au logement.
« Uniquement sur la question des revenus »
Vincent Jeanbrun a précisé sur LCP que l’objectif est « de ne pas être sur la préférence nationale ou pas nationale », mais « uniquement sur la question des revenus, et donc c’est une question de justice fiscale et financière, donc il n’y a pas de sujet migratoire ». Cette déclaration intervient alors que la mesure est dénoncée par les associations d’accès au logement et les organisations étudiantes, dont certaines dénoncent l’instauration d’une « préférence nationale ».
Impact sur les étudiants concernés
Selon le décret, seuls les étudiants extra-communautaires bénéficiant d’une bourse sur critères sociaux pourront continuer à percevoir les APL. Les autres, y compris ceux qui travaillent à temps partiel, perdent leur droit à cette aide. Le ministère estime que cette suppression permettra une économie de 200 millions d’euros par an, contribuant ainsi à la réduction du déficit public.
Réactions des associations
Les organisations étudiantes et les associations de logement ont vivement critiqué cette décision, y voyant une discrimination basée sur la nationalité. « C’est une mesure injuste qui pénalise des étudiants déjà précaires », a déclaré un porte-parole de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF).



