Le SP95-E10 franchit un cap historique à la pompe
Les automobilistes français subissent une hausse spectaculaire des prix des carburants. Ce mercredi 1er avril 2026, le SP95-E10 a atteint la barre symbolique des 2 euros le litre sur l'ensemble du territoire hexagonal. Cette moyenne, calculée par l'AFP sur la base des données de 7.289 stations-service ayant transmis leurs prix au gouvernement, marque un niveau rarement observé dans l'histoire récente.
Une augmentation fulgurante depuis les tensions au Moyen-Orient
La situation s'est particulièrement dégradée depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran. En à peine plus d'un mois, le SP95-E10 a pris 28 centimes au litre, représentant une hausse vertigineuse de 16,26%. Cette envolée des prix pousse de nombreux automobilistes à rechercher activement les stations-service les moins chères, alors que le litre d'essence à 2 euros est devenu la norme dans de nombreuses régions.
Greenpeace accuse les compagnies pétrolières de sur-profits
Dans un communiqué publié ce même mercredi, l'organisation environnementale Greenpeace révèle des chiffres alarmants. Selon une étude commandée par l'ONG, les compagnies pétrolières réaliseraient plus de 80 millions d'euros de sur-profits par jour depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Cette estimation repose sur l'analyse de l'écart entre le prix du pétrole brut et le prix du carburant en station.
L'étude compare les périodes de janvier à février 2026 avec les trois premières semaines de mars. Les résultats montrent clairement que la marge des pétroliers a significativement augmenté pendant cette période de tensions géopolitiques. Pour le seul mois de mars, ces sur-profits supposés représenteraient environ 2,5 milliards d'euros.
Une augmentation disproportionnée par rapport au prix du brut
Greenpeace souligne que l'augmentation des prix à la pompe est largement supérieure à celle des prix sous-jacents du pétrole brut. Cette divergence suggère que les compagnies pétrolières profitent du contexte international tendu pour augmenter leurs marges de manière substantielle, au détriment des consommateurs français.
La situation actuelle place les automobilistes dans une position difficile, contraints de supporter des coûts de carburant historiquement élevés tandis que les grandes compagnies pétrolières enregistrent des bénéfices exceptionnels. Cette dynamique soulève des questions sur la transparence des prix et la régulation du marché des carburants en période de crise internationale.



