Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a confirmé une revalorisation automatique du salaire minimum en raison de la hausse des prix à la consommation. Le smic va augmenter de 2,4 % le 1er juin, a-t-il annoncé mercredi sur France Info, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce.
L'Insee a indiqué mercredi que les prix à la consommation avaient augmenté de 2,2 % sur un an en avril. Quand l'inflation dépasse 2 %, le smic est augmenté automatiquement. « Le smic va augmenter autour de 2,4 %, on est en train d'affiner le deuxième chiffre après la virgule mais en tout cas on peut annoncer déjà 2,4 % d'augmentation du smic dès le 1er juin », a déclaré Jean-Pierre Farandou, estimant qu'il s'agit d'une « bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des Français qui ont des revenus modestes ».
Cette augmentation « n'est pas un coup de pouce » mais « une revalorisation mécanique du smic qui est liée à notre système social français », a toutefois insisté le ministre.
Revalorisation automatique
Le smic bénéficie chaque année d'une hausse mécanique le 1er janvier, qui se fonde notamment sur l'inflation hors tabac constatée pour les 20 % de ménages les plus pauvres. En cours d'année, si l'inflation dépasse 2 %, le smic est par ailleurs augmenté automatiquement dans les mêmes proportions.
Au-delà de ces évolutions automatiques, le gouvernement peut choisir de donner un coup de pouce au smic, mais le dernier remonte à juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande à l'Élysée. Cette année, le smic a augmenté le 1er janvier, sans coup de pouce, de 1,18 %, atteignant 1 443 euros net par mois.
Cette nouvelle hausse, bien que mécanique, permettra aux travailleurs rémunérés au smic de bénéficier d'un supplément de revenu face à la hausse des prix. Le ministre a rappelé que ce mécanisme est prévu par la loi pour protéger le pouvoir d'achat des plus modestes en période d'inflation.



