Publicité de Noël d'Intermarché : le Jury de déontologie publicitaire donne un avis provisoire favorable
Publicité Noël Intermarché : avis provisoire favorable du JDP

La publicité de Noël d'Intermarché obtient un avis provisoire favorable malgré les critiques de l'ONG Bloom

Le conte de Noël d'Intermarché, mettant en scène un loup modifiant son régime alimentaire, a été au cœur d'une polémique initiée par l'association Bloom. Cette organisation, spécialisée dans la protection des océans, avait déposé une plainte en décembre 2025, accusant la publicité de véhiculer un message trompeur sur le végétarisme et de promouvoir indirectement la pêche.

Les accusations de Bloom contre la campagne publicitaire

Dans sa plainte détaillée, Bloom dénonçait spécifiquement ce qu'elle qualifiait de confusion délétère entre végétarisme et consommation de poisson. L'ONG avançait que la publicité contribuait à invisibiliser le statut des poissons en tant qu'animaux sensibles, tout en servant de promotion déguisée pour les activités de pêche de l'enseigne.

Le contexte industriel ajoutait une dimension supplémentaire au conflit : Intermarché possède sa propre flotte de pêche et pratique notamment le chalutage en eaux profondes. Bloom décrit cette méthode comme la plus destructrice à l'échelle industrielle, ce qui renforçait selon elle le caractère problématique de cette campagne de communication festive.

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La position du Jury de déontologie publicitaire

Fin février 2026, le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a rendu un avis provisoire qui s'est révélé favorable à Intermarché. Selon les informations rapportées par LSA, le régulateur estime que la campagne n'a pas franchi la ligne jaune en matière de déontologie publicitaire.

Le JDP considère que cette publicité ne promeut aucun régime alimentaire particulier et ne comporte pas d'allégation environnementale explicite. Elle serait conforme aux règles spécifiques concernant le développement durable et la protection de l'enfant, tout en respectant les principes fondamentaux de véracité et de responsabilité sociale.

Une décision non définitive et des recours possibles

Il est important de noter qu'il s'agit d'un avis provisoire dont les motivations détaillées ne sont pas encore rendues publiques. Le régulateur précise que cette position n'est pas définitive et que la procédure peut encore évoluer.

L'association Bloom dispose désormais d'un délai de quinze jours pour saisir le réviseur si elle souhaite poursuivre la contestation. Cette possibilité de recours maintient une incertitude sur l'issue finale de cette affaire.

Par ailleurs, il convient de rappeler que cette campagne avait déjà reçu un feu vert sans réserve de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) avant sa diffusion initiale. Cette validation préalable ajoute une dimension supplémentaire au débat sur le contrôle des messages publicitaires.

En attendant la décision définitive, la publicité controversée d'Intermarché peut temporairement regagner l'espace publicitaire, mais elle reste sous la surveillance attentive des régulateurs et des organisations de défense de l'environnement.

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