Électroménager et ameublement en baisse : les Français freinent leurs achats
Électroménager et ameublement en baisse en 2025

Les marchés de l'équipement de la maison en difficulté en 2025

Les secteurs de l'électroménager et de l'ameublement continuent de pâtir des arbitrages budgétaires des ménages français, après la période de suréquipement observée durant la crise sanitaire. Les chiffres récemment publiés confirment cette tendance à la prudence.

Un recul marqué pour l'électroménager

Selon les données dévoilées le 12 février par le Groupement des marques d'appareils pour la maison (Gifam) et NielsenIQ-GfK, les ventes d'appareils d'électroménager ont enregistré une baisse de 1,3% en valeur sur un an en 2025, pour atteindre 9,8 milliards d'euros. Cela représente environ 75,8 millions de produits vendus.

La situation est particulièrement contrastée entre les différentes catégories de produits. Le petit électroménager a connu une progression modeste de 2,9%, avec un chiffre d'affaires de 4,41 milliards d'euros et 61,3 millions d'unités écoulées. Cependant, cette hausse n'a pas suffi à compenser le fort recul du gros électroménager, qui a chuté de 4,5% à 5,38 milliards d'euros, soit 14,5 millions d'appareils vendus.

Laurent Cours, directeur des études du Gifam, a souligné jeudi que « les ménages s'équipent généralement de quatre nouveaux appareils de cuisine quand ils achètent un nouveau logement ». Cette observation met en lumière l'impact significatif des difficultés persistantes sur le marché immobilier, qui pénalisent directement les ventes de gros électroménager.

L'ameublement également touché

Le constat est similaire du côté de l'ameublement. Les ventes dans ce secteur ont reculé de 1,8% pour atteindre 13,6 milliards d'euros, selon les chiffres annoncés le 3 février par la Confédération nationale de l'équipement du foyer, l'Ameublement français et l'Institut de prospective et d'étude de l'ameublement (IPEA).

La prudence des ménages se manifeste dans presque toutes les catégories de l'ameublement :

  • Meuble de jardin : -3,8%
  • Salle de bains : -3%
  • Literie : -2,7%
  • Canapés, fauteuils et banquettes : -1,8%

Seule la cuisine fait exception avec une légère progression de 2%, mais cette hausse isolée ne suffit pas à inverser la tendance générale à la baisse.

Un contexte économique difficile

Ces chiffres illustrent la prudence budgétaire des Français face à un contexte économique incertain. Après avoir fortement équipé leurs foyers pendant la période de la crise sanitaire, les ménages semblent désormais plus réticents à renouveler ou compléter leur équipement domestique.

La conjonction entre les difficultés du marché immobilier et la prudence des consommateurs crée un environnement particulièrement défavorable pour ces secteurs traditionnellement liés à l'équipement du logement. Les professionnels du secteur devront probablement s'adapter à cette nouvelle réalité du marché, où les arbitrages budgétaires des ménages se font de plus en plus sélectifs.