Entre 200 et 300 établissements scolaires de Paris seraient touchés par un mouvement social des agents du périscolaire, lancé du 11 au 22 mai. Ces agents dénoncent des conditions de travail « insoutenables ». Les parents, privés de cantine et d'activités périscolaires, doivent s'organiser comme ils peuvent.
Un quotidien bouleversé pour les familles
Plus de cantine, plus de temps d’activités périscolaires (TAP) organisés les mardis et vendredis de 15 heures à 16h30, pas d’étude le soir… Pour de nombreux parents parisiens, la « galère » de la grève a repris cette semaine. Shérazade (le prénom a été changé), dont les deux enfants sont scolarisés dans une école du XIXe arrondissement, témoigne : « Là, cela signifie que je peux travailler de 8h30 à 11h30, puis je dois aller chercher mon enfant pour le repas et le déposer à l’école à 13h20, et revenir encore le chercher à 15 heures, deux fois par semaine. » Et d’interroger : « Vous m’expliquez comment je fais pour travailler ? »
Un mouvement social unitaire
À l’appel du syndicat CFDT Interco 75, rejoint par les autres organisations de la Ville (Unsa, SUPAP-FSU, CFDT, CGT, FO, UCP et CFTC), un mouvement social a été lancé pour dénoncer les conditions de travail « insoutenables » du personnel d’animation de Paris, en charge des repas, du périscolaire et de l’extrascolaire, du 11 au 22 mai. Les parents doivent donc redoubler d'ingéniosité pour concilier vie professionnelle et garde des enfants.



