La consommation des ménages français en net recul en février
Les dépenses de consommation de biens des ménages en France se sont nettement repliées au mois de février, selon les dernières données publiées par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Le recul s'établit à 1,4% sur un mois, après une hausse de 0,4% enregistrée en janvier. Cette évolution négative marque un contraste significatif avec le début d'année.
Une baisse confirmée sur plusieurs indicateurs
L'Insee précise que la baisse est de 1,5% en février sur un an, et de 0,6% sur la période de trois mois allant de décembre à février, par rapport aux trois mois précédents. Ces chiffres, corrigés des variations saisonnières, témoignent d'une tendance à la baisse plus structurelle de la consommation des ménages français.
Le rôle déterminant de la consommation d'énergie
Le recul mensuel de la consommation est notamment attribuable à une nouvelle baisse de la consommation d'énergie, qui a chuté de 2,4% sur un mois après avoir déjà diminué de 1,2% en janvier. L'Insee explique cette contraction par la chute de la consommation en électricité et en gaz, conséquence directe d'un mois de février particulièrement doux sur le plan météorologique. En revanche, la consommation en carburants, incluant le super sans plomb et le gasoil, a connu un rebond selon les termes de l'institut statistique.
Contraction marquée des biens fabriqués
La consommation de biens fabriqués s'est également contractée de manière significative, avec un repli de 1,7% en février après une progression de 1,1% en janvier. Dans le détail, les dépenses en biens durables ont reculé de 1,8% après une hausse de 0,8% en janvier. Ce fléchissement s'explique principalement par un net ralentissement des achats de biens d'équipement du logement, notamment les meubles et les produits électroniques, ainsi que par un repli des achats de matériels de transport, dont les voitures neuves.
Les autres postes de dépenses affectés
Les dépenses en habillement-textile ont subi une contraction particulièrement prononcée, avec une baisse de 4,0% après une forte hausse de 3,6% en janvier. La consommation en autres biens fabriqués s'est, quant à elle, repliée légèrement de 0,1% après une modeste progression de 0,2% en janvier. Par ailleurs, la consommation alimentaire a également diminué de 0,5% sur un mois après une hausse de 0,4% en janvier. L'Insee indique que cette baisse est due à la chute des dépenses en produits agroalimentaires, en particulier les boissons et le tabac.
Révision des données de janvier
L'Insee a par ailleurs procédé à une révision à la baisse de l'évolution de la consommation des ménages pour le mois de janvier. L'estimation initiale de +0,5% a été corrigée à +0,4%, confirmant ainsi une dynamique moins favorable que prévu initialement. Ces ajustements statistiques soulignent la volatilité des indicateurs de consommation dans le contexte économique actuel.



