Alors que les prix des carburants continuent de grimper, la CGT a proposé ce vendredi un blocage des prix à la pompe, une mesure radicale qui pourrait soulager le porte-monnaie des automobilistes. Dans un communiqué, le syndicat estime que le gouvernement doit agir urgemment pour endiguer la hausse, qui pèse lourdement sur le pouvoir d'achat des ménages.
Une proposition choc
La CGT plaide pour un blocage des prix des carburants à leur niveau de janvier 2026, soit une baisse d'environ 15 centimes par litre par rapport aux tarifs actuels. Cette mesure serait accompagnée d'une réduction temporaire de la TVA sur les carburants, passant de 20 % à 5,5 %, comme cela avait été fait pendant la crise des Gilets jaunes.
Selon le syndicat, cette double action permettrait de redonner du pouvoir d'achat aux Français, notamment aux travailleurs contraints d'utiliser leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail. « L'essence est devenue un luxe pour beaucoup de nos concitoyens », a déclaré un porte-parole de la CGT.
Des réactions mitigées
Du côté du gouvernement, les réactions sont pour l'instant prudentes. Le ministre de l'Économie a rappelé que le blocage des prix n'était pas une solution durable et qu'il risquait de provoquer des pénuries. Il a également souligné que la baisse de la TVA représenterait un manque à gagner important pour les finances publiques.
De son côté, le ministre des Transports s'est dit ouvert à une discussion sur des aides ciblées pour les ménages les plus modestes, mais a exclu toute mesure de blocage des prix. « Nous devons trouver un équilibre entre le pouvoir d'achat et la transition écologique », a-t-il ajouté.
Un contexte de hausse continue
Depuis le début de l'année, le prix du litre de sans-plomb 95 a augmenté de près de 20 %, atteignant des niveaux records. Cette hausse est due à la fois à la tension sur les marchés pétroliers et à l'augmentation des taxes sur les carburants décidée par le gouvernement pour financer la transition énergétique.
La CGT estime que cette situation est intenable et appelle le gouvernement à revenir sur sa décision. « Il est temps de choisir entre le pouvoir d'achat des Français et les intérêts des pétroliers », conclut le syndicat.



