Arnaque au faux Brad Pitt : Anne Deneuchatel poursuit les banques pour manquement de vigilance
Arnaque au faux Brad Pitt : une victime poursuit les banques

Arnaque au faux Brad Pitt : une quinquagénaire réclame justice contre les banques

Son histoire a fait le tour des médias mondiaux et son prénom est devenu tristement célèbre en France. Anne Deneuchatel, une quinquagénaire victime d'une escroquerie de grande ampleur, a perdu 830 000 euros dans une arnaque au « faux Brad Pitt ». Elle accuse aujourd'hui deux établissements bancaires d'avoir manqué à leur devoir de vigilance et engage des poursuites judiciaires pour obtenir réparation.

Une escroquerie sophistiquée et des virements suspects

Arnaquée par des brouteurs qui se faisaient passer pour l'acteur américain Brad Pitt, Anne Deneuchatel était convaincue d'entretenir une relation avec la star. Avec l'appui de photomontages grossiers, les escrocs ont réussi à la persuader d'effectuer des virements successifs, parfois de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Les libellés de ces transactions auraient dû alerter les banques, selon la victime : « Opération Mr William Bradley Pitt », « Transplantation rein William Bradley Pitt Clinic Mayo Dr Hatem », ou encore « solde opération transplantation rein gauche Mr William Bradley Pitt Clinic Mayo États-Unis ».

Selon son avocat, cité par le magazine « Challenges », au moins 400 000 à 500 000 euros de ces montants n'auraient « jamais dû passer le contrôle minimal des banques ». Cette faille dans le système de vigilance bancaire est au cœur du litige qui oppose Anne Deneuchatel aux établissements financiers.

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Un traumatisme profond et une détermination sans faille

L'expérience a laissé des séquelles profondes chez Anne Deneuchatel. Depuis le reportage de TF1 sur sa situation, diffusé début 2025, elle raconte avoir sombré dans la dépression et avoir dû être hospitalisée. La médiatisation de son histoire a ajouté un poids supplémentaire à son traumatisme.

Malgré ces épreuves, la victime reste déterminée à obtenir justice. « Il y a des failles et cela ne doit plus se reproduire », a-t-elle déclaré à « Challenges ». Son objectif est clair : obtenir une indemnisation financière proportionnelle à ses préjudices et faire évoluer les pratiques bancaires pour mieux protéger les clients vulnérables.

Une affaire qui interroge les responsabilités bancaires

Cette affaire soulève des questions cruciales sur les obligations de vigilance des banques face aux transactions suspectes. Les établissements financiers sont tenus de mettre en place des dispositifs de contrôle pour prévenir les fraudes et les escroqueries. Le cas d'Anne Deneuchatel met en lumière les lacunes potentielles de ces systèmes, notamment lorsque les montants transférés sont élevés et que les libellés des virements sont manifestement inhabituels.

Les poursuites engagées par la victime pourraient créer un précédent juridique important, en clarifiant les responsabilités des banques dans la protection de leurs clients contre les arnaques en ligne. L'issue de cette affaire sera suivie de près par les associations de consommateurs et les autorités de régulation du secteur bancaire.

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