Jean-Luc Pons réenchante l’avenue Foch de Langogne avec son atelier de bois
Ça sent bon le bois de chêne dans l’atelier de Jean-Luc Pons, situé au 55 de l’avenue du Maréchal-Foch à Langogne. Cette avenue, la plus longue de la ville, s’étire en s’éloignant du centre-ville, où les commerces et restaurants cèdent progressivement la place aux immeubles résidentiels. Pourtant, un grand garage autrefois fermé a été métamorphosé en un espace vibrant où l’artisan travaille le bois avec une passion palpable.
La reconversion en action : de l’informatique à l’ébénisterie
Jean-Luc Pons, approchant la quarantaine, a passé quinze années dans le secteur de l’informatique à Toulon. Un besoin profond de revenir près de sa famille en Lozère l’a poussé à opérer un changement radical. Le choix de se reconvertir dans le bois s’est imposé naturellement, menant à une formation à l’École supérieure d’ébénisterie d’Avignon et à l’obtention d’un bac professionnel. Fort de ces compétences, il a décidé de créer sa propre entreprise, s’installant à Langogne pour transformer son local en atelier.
Dans cet espace, les senteurs envoûtantes de chêne et de hêtre rouge flottent dans l’air, provenant de bois qu’il se procure dans une scierie près de Clermont-Ferrand. Pendant que de la musique trip hop tente de couvrir le bruit des machines qui rabotent, coupent et chanfreinent, Jean-Luc partage son amour pour ce matériau noble. « Le bois me donne la certitude que je suis là où je dois être. C’est un métier concret et exigeant, qui éloigne le spectre du burn-out », explique-t-il. Il aspire également à transmettre son savoir-faire à des stagiaires, leur inculquant le respect du matériau loin des machines numérisées.
Un projet concret : un escalier robuste pour une famille
Aujourd’hui, Jean-Luc Pons se concentre sur une commande spéciale : la fabrication d’un escalier capable de résister aux courses effrénées des enfants comme aux pas plus lourds des adultes. Ce projet symbolise sa nouvelle vie à Langogne, où il évolue entre copeaux et passion, réenchantant ainsi l’avenue Foch par son artisanat authentique. Sa démarche illustre une tendance croissante vers des métiers manuels et durables, loin des écrans et du stress numérique.



