Un échange enrichissant entre la France et l'Inde
Dans le cadre du projet Développement des échanges franco-indiens en agroalimentaire et en agriculture (Defiaa), le lycée agricole La Peyrouse, situé à Coulounieix-Chamiers en Dordogne, a eu le privilège d'accueillir pendant un mois deux étudiantes indiennes. Garima et Megha, toutes deux originaires de l'Université d'agriculture et de technologie de Pantnagar, dans l'État de l'Uttarakhand au pied de l'Himalaya, ont ainsi pu immerger dans le monde agricole périgourdin et le système éducatif français.
Un programme d'échanges bien établi
Lancé en 2012 par le ministère français de l'Agriculture, le projet Defiaa constitue un consortium d'établissements agricoles français qui collaborent avec des institutions indiennes partenaires. Sélectionnées parmi pas moins de 400 candidats, Garima et Megha, en études vétérinaires, ont représenté l'excellence académique de leur pays. En contrepartie de cet accueil, trois étudiants français inscrits en BTS Gestion et protection de la nature (GPN) s'apprêtent à partir pour l'Inde au mois d'octobre, perpétuant ainsi cette dynamique d'échanges culturels et professionnels.
Des différences culturelles marquées
Le mardi 31 mars, devant un auditoire composé de camarades et de professeurs, les deux jeunes femmes ont présenté le bilan de leur séjour. Garima a immédiatement souligné une divergence fondamentale dans le rapport aux animaux : « Il y a de vraies différences dans la manière de considérer et de traiter les animaux. Chez nous, il est interdit de tuer une vache, nous n'utilisons que son lait ». Elle a ajouté, avec une certaine émotion, que « En Inde, les élevages bovins semblent plus orientés vers l'émotion des animaux. Les vaches reconnaissent l'éleveur ».
De son côté, Megha a exprimé sa surprise face aux habitudes alimentaires locales : « En France, les aliments semblent pour la plupart transformés. Habituellement, 90 % de mon alimentation repose sur des matières premières comme les légumineuses ou le riz ». Cette observation met en lumière des approches distinctes de la consommation et de la transformation des produits agricoles.
Une admiration pour le système éducatif français
En conclusion de leur intervention, les deux étudiantes ont unanimement salué la qualité des infrastructures pédagogiques et l'approche concrète de l'enseignement en France. « Les étudiants français sont bien mieux préparés à la vie active. Chez nous, l'enseignement demeure principalement théorique. Ici, vous pouvez manipuler du matériel et rencontrer des professionnels, c'est génial », ont-elles confié avec enthousiasme. Cette expérience a non seulement enrichi leur formation professionnelle mais a également ouvert une fenêtre sur des méthodes pédagogiques innovantes.
Cet échange, au-delà des simples observations techniques, a permis de tisser des liens entre deux cultures agricoles distinctes, favorisant une compréhension mutuelle et une ouverture sur le monde. Le projet Defiaa continue ainsi de prouver son utilité dans la formation des futures générations d'agriculteurs et de professionnels de l'agroalimentaire, en promouvant un dialogue interculturel fertile et constructif.



