Un trou mystérieux apparaît dans un champ après la crue de la Garonne en Gironde
Trou mystérieux après crue Garonne en Gironde

Un phénomène inédit après la décrue de la Garonne

Après les importantes crues de février, la Garonne a laissé une surprise inquiétante dans les parcelles de Noëlle Filleau, à Barie, dans le Sud-Gironde. Un trou profond est apparu dans le sol, un phénomène qualifié de « jamais vu » par l'agricultrice, malgré les inondations précédentes qui ont marqué la région.

Une histoire familiale liée aux crues

Chez les Filleau, les crues font presque partie de l'histoire familiale. « Mes parents se sont installés sur l'exploitation le 1er janvier 1981 », explique Noëlle Filleau. Cette date résonne particulièrement à Barie, car elle correspond à une crue historique de la Garonne, dont les niveaux records sont encore évoqués dans les villages riverains. « Et moi, je reprends juste. Je me suis installée le 1er janvier 2026 », ajoute-t-elle, soulignant un hasard de calendrier qui l'oblige aujourd'hui à revoir ses plans.

La découverte du trou et ses conséquences

Installée entre Labescau et Barie, Noëlle Filleau a découvert il y a quelques semaines cette conséquence inattendue de la décrue. « On a commencé à voir un trou au fur et à mesure que l'eau redescendait. Au début, on se disait que c'était le fond, mais l'eau a continué à partir », raconte-t-elle. Comme un sablier, le trou s'est élargi et approfondi sur ces anciennes parcelles de maïs et d'asperges, au sol très sableux, restées plusieurs jours sous l'eau.

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Elle suppose qu'un important mouvement d'eau, peut-être un tourbillon, est à l'origine de cette excavation. « Pas question d'en faire un étang ou une piscine olympique », précise-t-elle, car la parcelle doit retrouver sa topographie habituelle pour être cultivée.

Des dégâts qui s'accumulent pour l'agricultrice

Noëlle Filleau, qui cultive ses terres et élève des Bazadaises à Labescau, cumule les aléas liés à la crue et aux intempéries récentes. Début février, après d'importants épisodes de pluie, elle a déjà été touchée par l'éboulement d'une route communale. À Barie, les dégâts de la crue s'ajoutent : « Les clôtures sont aussi à refaire. On a un tronc qui a arraché toute une partie », nécessitant le remplacement d'environ 200 piquets.

Une question cruciale : comment reboucher le trou ?

Mais le problème majeur reste le trou mystérieux. « Comment on rebouche ça ? Où va-t-on trouver toute cette terre ? Je ne sais pas… », déplore Noëlle Filleau. Des dizaines de mètres cubes de terre seront nécessaires pour remettre la parcelle en état et envisager d'y replanter des cultures. « Je n'ai jamais vu ça », confirme son père, Bernard Pagot, maire de la commune, soulignant l'aspect inédit de ce phénomène dans la région.

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