Tempête Nils : les éleveurs landais confrontés à des pannes et des retards logistiques
Tempête Nils : les éleveurs landais face aux pannes

Les éleveurs landais durement touchés par la tempête Nils

Les éleveurs des Landes ont subi de plein fouet les conséquences de la tempête Nils, qui a balayé la région les mercredi 11 et jeudi 12 février. Patrick Faget, directeur des productions animales chez Maïsadour, dresse un bilan des difficultés rencontrées par les professionnels du secteur.

Des pannes de courant qui paralysent la logistique

Comme une grande partie de la population, les éleveurs ont été confrontés à des pannes de réseau électrique généralisées. Ces coupures ont fortement impacté la logistique de la coopérative Maïsadour. « Ce vendredi matin, nous n’avions toujours pas l’électricité dans nos locaux de Saint-Sever, ce qui complique nos prises de contact avec les éleveurs », explique Patrick Faget.

La situation est contrastée selon la taille des exploitations :

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  • Les gros élevages de palmipèdes, généralement équipés de générateurs, parviennent à maintenir une alimentation quasi normale des animaux.
  • Les petits élevages dépourvus de courant rencontrent des difficultés bien plus importantes.

Face à cette disparité, la solidarité entre agriculteurs s'organise spontanément. « Cinq ou six éleveurs sont venus nous voir depuis hier, et dans ces cas-là, on fait appel à l'entraide. Ceux qui ont l’électricité et possèdent un générateur le prêtent à leur voisin dans le besoin », précise le directeur.

L'arrêt de l'abattoir d'Hagetmau : un problème majeur

L'impact le plus significatif pour les éleveurs réside dans l'arrêt complet de l'abattoir d'Hagetmau, privé de courant depuis mercredi soir. Bien que sa réouverture était prévue dans la journée du vendredi, ce retard de plus d'une journée perturbe gravement toute la chaîne logistique.

Patrick Faget détaille les conséquences : « Il faut décaler tous les abattages, et prendre en compte l'alimentation supplémentaire nécessaire pour les animaux en attente. » Cette situation engendre des coûts supplémentaires et une complexité organisationnelle importante pour les éleveurs.

Des dégâts matériels relativement limités

Sur le plan matériel, les dégâts rapportés restent modérés comparativement à la tempête de 2009. On déplore principalement :

  • Quelques cabanes détruites ou endommagées
  • Des tôles ou bâches envolées
  • Aucun signalement d'arbre tombé sur un bâtiment

Certaines zones ont néanmoins été plus touchées que d'autres, notamment autour de Mont-de-Marsan, dans le Bas-Armagnac, à Cassen en Chalosse et à Pouillon, où des bâtiments d'élevage ont subi des dommages.

Un bilan animalier plutôt rassurant

Le nombre d'animaux décédés à cause de la tempête reste très faible au regard du cheptel total. « Ça se compte en quelques centaines, ce qui est peu si on prend en compte les 3 millions de canards élevés par an », souligne Patrick Faget.

Un incident notable a toutefois été signalé : environ 500 canetons se seraient étouffés dans une ferme après s'être réfugiés dans un coin, effrayés par les intempéries.

L'accompagnement de Maïsadour pour ses adhérents

Face à cette situation, la coopérative Maïsadour mobilise ses ressources pour soutenir les éleveurs affectés :

  1. Assistance logistique et mise en relation entre agriculteurs
  2. Accompagnement dans les démarches avec les assurances
  3. Évaluation progressive des coûts de réparation des dégâts

« Pour l’instant, on n’a pas encore commencé à calculer combien la réparation des dégâts coûtera, c’est encore trop tôt. Nous n’en sommes qu’au début des remontées de terrain », conclut Patrick Faget, indiquant que l'ampleur exacte des conséquences de la tempête Nils sur le secteur agricole landais reste à préciser dans les jours à venir.

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