Socopa s'engage pour les viticulteurs du Biterrois en période de crise
Dans un contexte économique particulièrement difficile pour la filière viticole française, l'agrofournisseur Socopa prend une initiative concrète pour soutenir les vignerons du Biterrois. La société lance une opération spéciale « pouvoir d'achat » visant à réduire significativement le prix des produits indispensables à la culture de la vigne.
Une réponse adaptée aux défis de la filière
Créée en 1986 dans l'Aveyron et implantée dans l'Hérault depuis 2009, Socopa a développé une expertise spécifique dans la distribution de produits agricoles adaptés au secteur viticole. Julien Manibal, directeur associé entré dans l'entreprise en 2006, explique cette orientation naturelle : « Nous accompagnions déjà des agriculteurs qui exploitaient aussi des vignes. S'installer dans une région viticole était une suite logique ».
Depuis son dépôt de Servian, qui couvre un secteur allant de Montpellier à Narbonne jusqu'à Saint-Chinian, l'entreprise dessert aujourd'hui une clientèle dont la vigne représente 35% de son activité, indépendamment de sa branche énergie. Une particularité notable : sur les six collaborateurs du site de Servian, quatre possèdent eux-mêmes des vignes, témoignant d'une connaissance intime des réalités du métier.
Une initiative concrète face à la crise
La filière viticole traverse actuellement une période particulièrement complexe marquée par :
- Des récoltes affectées par les aléas climatiques
- Des acomptes en baisse
- Une déconsommation du vin
- Des trésoreries sous tension
« On voit bien que les trésoreries sont sous tension et le pouvoir d'achat, en berne », constate Julien Manibal, soulignant l'urgence de la situation pour de nombreuses exploitations.
L'Opération Pouvoir d'Achat Socopa
Pour répondre à cette crise, Socopa a lancé son « OPA Socopa » (Opération Pouvoir d'Achat), une initiative ciblant spécifiquement 14 références stratégiques de protection des vignes. Cette opération, qui s'étend sur une période d'un mois à l'approche des traitements de printemps, propose des baisses de prix allant de 10% à 20% selon les produits.
« Ce sont des produits nécessaires à la production du raisin et, donc, du vin », rappelle le directeur associé, soulignant le caractère essentiel de ces intrants pour la survie des exploitations.
Un changement de modèle logistique
Derrière cette offre commerciale, Socopa amorce un véritable virage dans son organisation. « Nous ne pouvons pas continuer à distribuer des produits agricoles comme nous le faisions dans les années 1990. À nous d'adapter notre organisation pour réussir à les vendre moins cher », explique Julien Manibal.
Pour rendre ces baisses de prix possibles, l'entreprise mise sur plusieurs leviers :
- L'enlèvement au dépôt plutôt que la livraison systématique
- Le paiement comptant lorsque cela est possible
- Le maintien parallèle de la livraison et du paiement échelonné pour les exploitations qui en ont besoin
Un message à l'ensemble de la filière
Cette démarche vise également à inciter les viticulteurs français à recentrer leurs achats en France plutôt que sur Internet ou en Espagne, où les prix peuvent parfois sembler plus attractifs. Mais au-delà de l'aspect commercial, Socopa adresse un message plus large à l'ensemble des acteurs de la filière.
« Si tous les acteurs de la filière s'inscrivent dans une même dynamique, cela pourrait apporter un vrai coup de pouce aux viticulteurs en souffrance », avance Julien Manibal, avant de conclure sur une philosophie d'entreprise : « Nous avons des clients qui nous font vivre. Nous devons prendre soin d'eux ».
Cette initiative intervient alors que Socopa, qui compte 10 sites et 43 collaborateurs (dont 6 à Servian), a nommé Julien Manibal à sa direction générale en 2025, marquant une nouvelle étape dans le développement de cette entreprise ancrée dans le territoire occitan.



