Salon de l'Agriculture 2026 : une fréquentation en baisse de 25% sans les bovins
Salon Agriculture 2026 : fréquentation -25% sans bovins

Le Salon de l'Agriculture 2026 confronté à une baisse historique de fréquentation

Le Salon International de l'Agriculture (SIA), qui s'est ouvert samedi dernier à Paris Expo Porte de Versailles, fait face à une situation inédite. Les organisateurs ont annoncé ce mercredi 25 février 2026 une baisse d'environ 25% de la fréquentation sur les quatre premiers jours de l'événement. Cette diminution significative s'explique principalement par l'absence remarquée des bovins, traditionnellement au cœur de l'attractivité du salon.

L'impact de l'absence des vaches

Pour la première fois dans l'histoire récente du salon, les éleveurs ont choisi de ne pas amener leurs animaux en raison de la dermatose bovine. Le SIA a respecté cette décision, mais les conséquences sur l'affluence sont tangibles. Jérôme Despey, président du SIA, a souligné lors d'une conférence de presse : « On sait que le visiteur vient voir l'égérie et les vaches ». Cette absence a créé un manque certain dans la dynamique globale de l'événement.

Les organisateurs ont précisé dans un communiqué : « Lorsqu'un salon est amputé de l'un de ses membres historiques, cela se ressent naturellement dans la dynamique globale. Ces éléments ont pu peser sur la venue d'une partie du public, traditionnellement très attachée à la filière bovine et à son rôle patrimonial ».

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Une inauguration présidentielle en demi-teinte

Lors de l'inauguration samedi 21 février, le président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec André Prosper, éleveur martiniquais de bovins Brahman. Cet échange s'est déroulé sur le stand qui devait accueillir Biguine, la vache choisie comme mascotte de cette édition 2026. Malgré cette présence présidentielle, de nombreux exposants et visiteurs ont constaté une affluence moindre, particulièrement lors du premier week-end.

Le témoignage des exposants

Fabrice Virolle, fabricant de macarons, a exprimé sa déception auprès de l'AFP : « En deux mots, c'est nul. Je vais ramener 90% de mon stock... Je fais plus de chiffre chez moi, sur un marché en Corrèze, sur une matinée que sur une journée ici ». Il a détaillé les coûts importants supportés pour sa participation, contrastant avec les résultats décevants.

Valérie Le Roy, directrice du SIA, a nuancé ce constat : « Les avis sont partagés, certains font part d'un chiffre d'affaires identique à l'année dernière ». Elle a également évoqué un « confort de visite plus important, pour acheter dans de meilleures conditions » après des échanges avec les producteurs.

Des perspectives d'amélioration

Malgré ce début difficile, Jérôme Despey reste optimiste : « On va rebondir ». Il a qualifié cette année d'« exceptionnelle » et noté un « sursaut » de fréquentation mardi, espérant que cette tendance positive se maintiendra dans les derniers jours. Le président du SIA a rappelé le slogan de l'édition 2026 : « Venir, c'est soutenir l'agriculture », appelant ainsi à la mobilisation du public.

Cette situation intervient dans un contexte particulier où l'ouverture du salon a coïncidé pour la première fois depuis huit ans avec les vacances scolaires de toutes les zones. Les organisateurs travaillent actuellement avec les exposants les plus touchés pour améliorer leur visibilité et atténuer l'impact économique de cette baisse de fréquentation.

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