OGC Nice handball : cap sur la Coupe EHF avec un budget serré
OGC Nice handball : cap sur la Coupe EHF avec un budget serré

L'OGC Nice handball s'apprête à vivre une nouvelle aventure européenne. Sixième du dernier championnat de D1, le club niçois disputera au moins le 2e tour préliminaire de la Coupe de l'EHF en octobre prochain, face aux Norvégiennes de Larvik HK. Une qualification historique, quatre ans après les premiers pas des Aiglonnes sur la scène continentale en 2019.

Une qualification sur le fil

Pour obtenir ce ticket, le Gym a dû batailler jusqu'à la dernière journée de championnat. « Avec la victoire de Metz et Dijon dans les deux coupes d'Europe, la 6e place est devenue éligible à la demande d'une wild card pour la Coupe de l'EHF. On l'a faite, et elle a été acceptée », explique Claude Mirtillo, le directeur sportif. Mais il fallait encore conserver ce rang. Lors de l'ultime match à Saint-Amand, 4e, les Niçoises, privées de trois cadres (Sajka, Ahlen, Abdelmalek), ont arraché une victoire cruciale.

Un budget sous tension

Malgré des finances serrées, le club n'a pas hésité. « L'Europe, c'est impossible à refuser », affirme Claude Mirtillo. Le président Ange Ferracci a débloqué 15 000 euros pour l'inscription. Mais les dépenses ne s'arrêtent pas là. La halle Charles-Ehrmann doit être mise aux normes : l'éclairage est en cours d'amélioration depuis juillet, et une dérogation a été obtenue pour le parquet et les LED, qui devront être aux normes pour d'éventuelles phases de poules. Au total, la participation aux deux tours de qualification pourrait coûter environ 200 000 euros, soit un cinquième du budget total du club, le plus petit des 12 équipes de D1. « On part un peu dans l'inconnu, même si on a des partenaires fidèles », confie le directeur sportif.

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Un tremplin pour la formation

Pour faire face, l'entraîneur Sébastien Mizoule s'appuiera sur les jeunes du centre de formation. « La Coupe d'Europe, c'est aussi une manière de montrer à nos joueuses issues ou encore au centre de formation, souvent suivies par d'autres clubs, que Nice est attractif », souligne Claude Mirtillo. L'effectif ne compte que deux joueuses expérimentées sur la scène européenne : Marine Dupuis et Manon Gravelle, depuis le départ de Marie-Hélène Sajka (partie à Valcea, en Roumanie).

Le maintien en priorité

Malgré l'enthousiasme, Sébastien Mizoule reste pragmatique. « Sans la galvauder, le maintien est tellement important cette année avec le passage de 14 à 12 clubs », insiste-t-il. L'Europe est un « bonus » qui ne doit pas compromettre l'objectif principal. « J'aimerais que l'on s'évite un moment galère à la jouer alors que l'on est mal classé en D1 », martèle l'entraîneur. Le groupe niçois, composé de 11 professionnelles et de plusieurs jeunes, devra composer avec un calendrier chargé.

La reprise est fixée avec un effectif renouvelé : Marija Colic, Cecilia Errin, Marine Dupuis, Rose Hertoghe, Dienaba Sy, We. Semedo, Wh. Semedo, Isabela Da Cruz, Lou Ouhini, Manon Gravelle (en provenance de La Roche-sur-Yon, D2), Margot Le Blevec, Emma Rouly, Laly Batlo, Marie Fall, Louna Benezeth, Opelia Ondono, Julie Pontoppidan, Adele Kerouanton, Ehsan Abdelmalek, Marnie Valette. Le défi est de taille, mais le club aborde cette campagne européenne avec ambition et réalisme.

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