La France tourne la page de la crise de dermatose nodulaire contagieuse
Un lot de vaches a été livré à un agriculteur à Ecleux, dans le Jura, le 20 janvier 2026. Cette livraison vise à repeupler son élevage, dont les bêtes avaient été abattues en octobre 2025 en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette maladie, qui touche exclusivement les bovins et n'est pas transmissible aux humains, avait provoqué une crise sanitaire majeure.
Une sortie de crise progressive et encadrée
Huit mois après la détection du premier cas sur le territoire français, le pays semble désormais sortir de cette période difficile. Aucun nouveau cas n'a été identifié depuis le 2 janvier 2026. La vaste campagne de vaccination lancée en décembre dans le Sud-Ouest a permis de protéger la quasi-totalité des animaux dans cette large zone, qui compte dix départements.
En conséquence de cette amélioration, la dernière zone réglementée encore en vigueur, autour de l'Ariège, devrait être levée vendredi 20 février. Cette décision allégera les restrictions de déplacement des bovins, qui avaient été mises en place pour éviter la diffusion de la maladie à d'autres élevages.
Le Salon de l'agriculture s'adapte à la situation
Symbole d'une année marquée par cette crise à la fois sanitaire et politique, le Salon de l'agriculture s'ouvrira malgré tout samedi 21 février. Cependant, pour la première fois, il se tiendra sans la présence d'aucun bovin. « Les organisations professionnelles ont fait le choix du principe de précaution », souligne Raphaël Guatteo, enseignant-chercheur en gestion de la santé des troupeaux bovins à l'École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation de Nantes-Atlantique (Oniris).
Il ajoute : « D'un strict point de vue sanitaire, la probabilité que des contaminations entre bovins soient survenues au Salon de l'agriculture est faible, mais si cela avait été le cas, les conséquences auraient été très graves. » Cette décision reflète la prudence des acteurs du secteur après une crise qui a profondément affecté les éleveurs.
La livraison des vaches dans le Jura et la levée prochaine des dernières restrictions illustrent le retour progressif à la normale. Toutefois, la vigilance reste de mise pour prévenir toute résurgence de la maladie, tandis que le secteur agricole continue de se relever des impacts économiques et sanitaires de cette épizootie.



