Nématode du pin à Angresse : pas de nouvelle zone d'infestation malgré un cas détecté
Nématode du pin : pas de nouvelle zone d'infestation à Angresse

Un nouveau cas de nématode du pin détecté à Angresse sans extension de la zone d'infestation

Le 17 mars 2026, les analyses en laboratoire ont confirmé un résultat positif au nématode du pin sur un arbre situé dans un parc d'une propriété privée à Angresse, dans le département des Landes. L'arbre contaminé a été immédiatement abattu et broyé sur place dès le lendemain, conformément aux protocoles d'urgence.

Contexte des mesures de lutte contre le nématode du pin

Le premier foyer de nématode du pin avait été détecté début novembre 2025 à Seignosse, entraînant la mise en place d'une zone de délimitation stricte. Cette zone comprenait une zone d'infestation de 500 mètres autour du foyer initial et une zone tampon élargie de 20 kilomètres. Seule une petite partie de la commune d'Angresse se trouvait incluse dans cette zone d'infestation, ce qui avait conduit à l'application de la stratégie de lutte étatique avec coupe rase de tous les pins et analyses systématiques des arbres abattus.

La stratégie d'éradication se poursuit au-delà des 500 mètres

Les services de la Draaf (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) de Nouvelle-Aquitaine poursuivent activement leur stratégie d'éradication de la maladie du pin maritime. Virginie Alavoine, directrice régionale de la Draaf, précise : "Nous avons lancé la poursuite de l'identification des résineux en dépérissement, dans les 3 kilomètres autour de la première zone d'infestation. Nous y avons identifié 3 800 arbres et nous avons d'ores et déjà 3 000 résultats d'analyses. C'est dans ce cadre que le cas isolé d'Angresse a été appréhendé."

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Elle ajoute : "L'arbre positif a été abattu, comme celui qui était à côté, en dépérissement également, mais pour lequel le résultat des analyses était négatif."

Pourquoi aucune nouvelle zone d'infestation n'est créée ?

Ce nouveau cas détecté à Angresse n'entraînera pas la délimitation d'une nouvelle zone d'infestation de 500 mètres autour de lui. Virginie Alavoine explique cette décision : "Non, nous avons décidé de ne pas procéder à l'abattage de tous les pins dans sa périphérie, car nous sommes le 23 mars, et la période chaude (officiellement décrétée à compter du 1er avril) est très proche. Envisager un abattage dans la période de réveil et de vol du vecteur, le Monochamus, induirait un risque de dissémination de la maladie."

Les investigations se poursuivent malgré les contraintes saisonnières

Les services de la Draaf maintiennent leurs investigations, y compris pendant la "période chaude" qui approche. Leur objectif est d'identifier de nouveaux foyers potentiels et d'éradiquer les arbres concernés au-delà de la zone des 3 kilomètres autour du premier foyer. Cette surveillance s'appuie notamment sur l'interprétation de photographies aériennes de la forêt, permettant une détection précoce des symptômes de dépérissement.

Cette approche prudente vise à éviter toute dissémination accidentelle du nématode du pin tout en maintenant une pression constante sur la maladie. La stratégie combine ainsi réactivité immédiate face aux cas confirmés et vigilance accrue pour prévenir l'expansion de l'infestation dans les forêts landaises.

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