Le lundi 20 juillet 2026, en soirée, des dizaines de personnes se sont rassemblées sur l'Esplanade Charles-de-Gaulle à Montpellier pour protester contre le projet de loi d'urgence agricole, présenté par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard en avril dernier. Ce rassemblement coïncidait avec le vote final du texte à l'Assemblée nationale.
Des critiques virulentes contre le texte
Hugo Daillan, du collectif montpelliérain Cause commune, a vivement critiqué la loi : "On fonce dans le mur avec cette loi qui ne répond à aucune urgence." Selon les opposants, le texte favoriserait la réintroduction de pesticides interdits et le stockage de l'eau, deux mesures qui suscitent une forte opposition.
Linda Zrehen, militante des Verts populaires, a dénoncé une atteinte à la démocratie : "On est en train de brader la santé des Français et brader l'agriculture." Elle a rappelé que la pétition contre la loi Duplomb, dont ce texte est issu, avait rassemblé plus de deux millions de signatures.
Un rassemblement symbolique
Ce rassemblement s'inscrivait dans le cadre d'un appel national. Hugo Daillan a expliqué : "On se rassemble ce soir pour marquer le coup. Les pires lois passent souvent en été, lorsque les gens manifestent moins. Là, on leur prouve le contraire."
Les manifestants réclament l'arrêt des pesticides, l'arrêt des mégabassines et une transition vers l'agroécologie, comme l'ont exprimé Mathieu et Vincent, deux participants.
Prochaine étape au Sénat
Le texte doit être examiné le mardi 21 juillet au Sénat. Les opposants espèrent que leur mobilisation portera ses fruits et que les sénateurs rejetteront ou modifieront le projet de loi.



