Salon de l'agriculture 2026 : l'élevage ovin de Meynes Dombry prêt à revivre l'expérience parisienne
Thibault Dombry, éleveur installé à Meynes dans le Gard, s'apprête à vivre une nouvelle aventure au Salon international de l'agriculture (SIA) à Paris. Du 21 février au 1er mars 2026, il tiendra un stand pour présenter son élevage ovin, marquant ainsi sa seconde participation consécutive à cet événement majeur du monde agricole.
Une ambiance unique et des retombées positives
L'éleveur gardois se souvient avec enthousiasme de sa première expérience parisienne. "Il y avait beaucoup d'engouement de la part des Parisiens et des amateurs de terroir qui visitaient les stands", confie-t-il. Il ajoute que cette présence a eu des retombées concrètes : "Des personnes rencontrées au Salon sont venues l'été suivant en vacances dans le Gard et ont visité mon élevage". Cette dynamique l'encourage à renouveler l'expérience, d'autant plus qu'il a récemment lancé la marque de viande ovine gardoise Pastre, qui compte déjà une quinzaine d'adhérents.
Mettre en avant la filière ovine en l'absence de bovins
Cette année, le Salon de l'agriculture se déroulera sans bovins en raison de la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire. Cette situation offre une opportunité unique pour valoriser d'autres filières, notamment l'élevage ovin. Thibault Dombry voit cela comme une chance de promouvoir la diversité agricole et les produits locaux.
Découverte culinaire et innovation numérique
Plutôt que de transporter ses 300 brebis allaitantes, l'éleveur optera pour une approche plus pratique et gustative. Il présentera des plats préparés, notamment des bouchées d'agneau créées en collaboration avec un boucher de Remoulins. "On en amènera un millier, sans oublier une dizaine de kilos de terrine pour les dégustations", précise-t-il. Cependant, face à la limite des échantillons physiques, il mise sur le numérique : le public pourra commander en ligne tous les produits référencés au Mas des Agriculteurs via un QR code. Cette solution permet de contourner les contraintes logistiques et d'élargir l'offre aux visiteurs.
Une organisation minutieuse pour concilier Paris et Meynes
Pour participer au Salon grâce au soutien de Bienvenue à la ferme et du conseil départemental du Gard, Thibault Dombry a dû s'organiser avec soin. Il tiendra son stand du mardi 24 février au dimanche 1er mars, tandis qu'un berger de confiance s'occupera de ses brebis à Meynes. "J'aurai ainsi les deux pieds à Paris mais un peu la tête à Meynes", explique-t-il, soulignant le défi de gérer à distance son exploitation agricole.
Cette participation illustre l'engagement des petits producteurs à promouvoir une agriculture durable et locale, même dans un contexte de défis sanitaires. Le Salon de l'agriculture 2026 s'annonce comme une vitrine essentielle pour des initiatives comme celle de Thibault Dombry, qui combine tradition ovine et modernité numérique.



