Salon de l'agriculture : Le Gard défend ses agriculteurs malgré les difficultés budgétaires
Le Gard soutient ses agriculteurs au Salon malgré la crise

Le Gard affiche sa solidarité agricole au Salon de Paris malgré un contexte difficile

Dans un climat économique tendu où certaines collectivités renoncent à participer, le Département du Gard fait le choix inverse en investissant dans un stand au Salon International de l'Agriculture. La présidente Françoise Laurent-Perrigot, présente dès mardi 24 février sur le stand gardois, défend cette décision lors de la journée spéciale consacrée au département ce mercredi 25 février.

Un investissement politique assumé pour l'économie locale

"Ce n'est pas parce que les temps sont difficiles qu'il faut se replier sur soi-même", affirme la présidente du Département. Face aux contraintes budgétaires et à la crise agricole, elle considère que soutenir les agriculteurs n'est pas une option mais un choix politique assumé.

Le Salon de l'Agriculture représente la plus grande vitrine nationale, inaccessible financièrement pour de nombreuses petites exploitations et jeunes producteurs. En prenant en charge ces frais, le Département leur offre une visibilité précieuse pour rencontrer des clients, nouer des contrats et valoriser l'excellence gardoise.

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"Chaque euro dépensé pour ce stand est un euro investi pour faire connaître nos produits et soutenir l'activité de nos exploitations", insiste Françoise Laurent-Perrigot. Le département a modernisé son approche grâce à un partenariat avec le Mas des agriculteurs, intégrant des outils numériques permettant aux visiteurs de commander directement auprès des producteurs gardois.

Des actions concrètes pour sécuriser les revenus agricoles

Face à une concurrence européenne parfois jugée déloyale, le Département agit sur plusieurs leviers pour aider les agriculteurs à vivre décemment de leur travail. La question du revenu reste au cœur des préoccupations.

La commande publique constitue un outil majeur : en privilégiant les produits gardois pour les milliers de repas quotidiens servis dans les collèges, le département garantit aux producteurs des volumes de vente stables à prix justes, sans intermédiaires. "C'est la meilleure protection contre la volatilité des marchés mondiaux", explique la présidente.

Le Département agit également sur la réduction des charges, notamment en offrant la gratuité des analyses sanitaires obligatoires aux éleveurs membres du GDS via son laboratoire d'analyse. Ces économies directes permettent de préserver la rentabilité des exploitations, particulièrement des plus petites structures.

Innovation et transmission pour l'agriculture de demain

"Préserver l'agriculture, c'est aussi innover", souligne Françoise Laurent-Perrigot. Le Département accompagne cette transition nécessaire face au changement climatique en investissant dans des outils de recherche et de transmission.

Le projet du Mas d'Asport, propriété du Conseil Départemental et géré par l'entreprise SUD'EXPE, doit devenir un centre de ressources où sont expérimentées les pratiques agricoles de demain. L'objectif est de tester des solutions concrètes sur le terrain pour les partager ensuite avec les exploitations gardoises.

La protection du foncier agricole passe par le soutien à la SCIC ECOTERRE, une méthode efficace pour garantir que les terres restent cultivables et faciliter l'installation de nouveaux agriculteurs avec des projets viables.

Une journée de convivialité et de partage

La journée spéciale Gard organisée ce mercredi au Salon se veut avant tout conviviale. "Nous avons choisi d'organiser une journée de partage et d'échange à l'image de ce que nous sommes", précise la présidente.

Le stand du Gard devient ainsi "la maison de tous les Gardois à Paris", réunissant élus, représentants des filières et surtout producteurs. L'objectif est que chaque visiteur reparte avec le goût des terroirs gardois, mais aussi avec l'énergie et la fierté qui animent le monde agricole local.

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Éduquer à consommer local dès le plus jeune âge

Le Département mise sur l'exemplarité de ses propres établissements pour valoriser les filières locales. En intégrant des produits comme le pain Raspaillou ou la marque Belle Gardoise dans les menus des collèges, il garantit aux agriculteurs des volumes de commande prévisibles.

Cette démarche s'appuie sur des outils logistiques performants comme l'Unité de Conditionnement des Légumes et des plateformes de circuits courts. Le "manger local" devient ainsi une réalité quotidienne simplifiée plutôt qu'une contrainte.

Au-delà de la consommation, une mission d'éducation vise à apprendre aux collégiens à reconnaître la qualité des produits bio ou locaux, formant ainsi les consommateurs responsables de demain.