Philippe Brochot peut souffler : son coq Kiki ne finira pas dans un plat. Le gallinacé, qui vit avec quatre poules dans un poulailler au hameau de Couhard, sur les hauteurs d'Autun (Saône-et-Loire), a gagné son procès en appel à Dijon. La cour a débouté le voisin plaignant et l'a condamné à payer 1 000 euros de frais de justice, ainsi que 100 euros de dommages et intérêts au propriétaire.
Un coq qui chante, un voisin qui se plaint
Kiki, comme tous ses congénères, a l'habitude de chanter au lever du jour et plusieurs fois dans la journée. Mais ce comportement naturel dérange un voisin, qui a déposé plainte. Philippe Brochot, propriétaire du coq, était sous la menace d'une décision de justice. S'il avait gagné en première instance au tribunal de Chalon-sur-Saône, le dossier a été jugé en appel le mardi 12 mai à Dijon.
Une victoire pour Kiki et pour la campagne
« De tous les voisins, il n'y en a qu'un seul, le dernier arrivé, que les chants de mon coq dérangent », explique Philippe Brochot, qui travaille pour l'entreprise Nexans. La cour d'appel de Dijon a non seulement débouté le plaignant, mais elle l'a également condamné à payer les frais de justice, soit environ 1 000 euros, et à verser 100 euros au propriétaire du gallinacé.
L'affaire pourrait ne pas s'arrêter là. Le plaignant compte en effet utiliser tous les recours possibles. « Franchement, la justice a mieux à faire que de traiter des plaintes de chants de coq ou de cloches », lâche un autre voisin, excédé « par tous ces gens qui ne supportent pas les bruits de la campagne ! »



