Le combat médiatico-judiciaire entre la chaîne Master Poulet et le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, n'est pas terminé. Retour sur une polémique avec l'édile socialiste.
Un bras de fer contre la malbouffe
À Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, un conflit oppose depuis plusieurs jours l'enseigne de restauration rapide Master Poulet au maire socialiste Karim Bouamrane. Ce dernier accuse l'entreprise de promouvoir la « malbouffe » et de contribuer à la gentrification de la ville. Selon l'édile, le restaurant s'est installé « sans autorisation préalable », alors que la municipalité avait « fermement refusé l'implantation ». En conséquence, il a ordonné la fermeture de l'établissement trois jours après son ouverture.
Un soutien populaire
Un sondage Ifop publié le 12 mai 2026 révèle que 55 % des Français, dont une majorité d'ouvriers (75 %), approuvent la lutte du maire contre Master Poulet. Karim Bouamrane déclare : « Ce sondage prouve qu'il y a une différence entre les classes populaires et ce que certains veulent leur imposer. L'ADN des classes populaires, ce n'est pas de manger du Master Poulet. »
Des accusations croisées
La chaîne Master Poulet conteste les accusations et a engagé des poursuites judiciaires. De son côté, le maire maintient sa position, estimant que l'installation de l'enseigne est illégale et nuisible à la santé publique. Le bras de fer se poursuit donc, tant sur le plan juridique que médiatique.
Pour Karim Bouamrane, ce combat dépasse le simple cas de Saint-Ouen. Il s'agit d'une lutte contre la malbouffe et pour la défense des valeurs des classes populaires, face à une gentrification galopante qui transforme les quartiers.



