Salon de l'agriculture 2026 : le Gard confirme sa présence malgré les tensions
Gard au Salon agriculture 2026 : présence confirmée

Le Gard maintiendra sa présence au Salon international de l'agriculture 2026

À quelques jours de l'ouverture du Salon international de l'agriculture qui débutera le samedi 21 février 2026 à Paris, Patrick Viala, président du conseil d'administration du Mas des agriculteurs à Nîmes et du réseau Bienvenue à la ferme, confirme la participation du département du Gard à cet événement majeur.

Une délégation gardoise renouvelée et diversifiée

La délégation gardoise sera composée d'une dizaine d'agriculteurs issus du réseau Bienvenue à la ferme, avec un équilibre entre des producteurs expérimentés et 50% de nouveaux participants. "Nous capitalisons à la fois sur des 'anciens', qui ont l'habitude de ce genre de rendez-vous qui demande une certaine énergie, et on renouvelle avec 50% de nouveaux", explique Patrick Viala.

Pour assurer une meilleure représentativité, le réseau a établi des partenariats avec deux coopératives : la cave viticole de Gallician et celle de l'oignon doux des Cévennes. Cette initiative permet de compléter l'offre des exploitations individuelles qui constituent traditionnellement le réseau Bienvenue à la ferme.

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Une présence jugée essentielle malgré le contexte de crise

Alors que certains acteurs agricoles appellent au boycott du Salon international de l'agriculture dans un contexte de tensions sectorielles, Patrick Viala défend fermement la participation gardoise. "Notre présence est extrêmement importante", insiste-t-il, soulignant l'attachement des Gardois expatriés à Paris qui viennent chaque année retrouver les saveurs de leur région natale.

Le président du Mas des agriculteurs reconnaît cependant les difficultés rencontrées par certains producteurs : "Je comprends par exemple complètement la position de l'Ariège dont les agriculteurs ont été particulièrement maltraités par les forces de l'ordre. On peut entendre qu'ils n'aient pas vraiment envie de faire la fête..."

Mais il ajoute avec conviction : "Si chaque fois qu'il y a une crise agricole, on boycotte le Salon, autant vous dire que ça ferait longtemps qu'il n'existerait plus ! C'est notre devoir d'y être et de défendre toutes les couleurs de notre agriculture, des Cévennes jusqu'aux Garrigues."

Une vitrine des produits gardois

Le stand du Gard présentera une sélection représentative des richesses agricoles du département :

  • Près de 20 vins de différentes appellations
  • Le pélardon avec l'Oustal des Parpagnas
  • La viande taureau de la manade Agnel
  • Les glaces et confitures de la Terre d'Uzès
  • La viande d'agneau de l'élevage Dombry

"Tout est là pour une grande convivialité avec une grande diversité des produits ; et tout ça se fera avec un peu d'accent et de musique bien sûr !", promet Patrick Viala.

Innovation numérique et préoccupations structurelles

Le Mas des agriculteurs innove cette année avec une présence virtuelle complémentaire. Un QR code sur le stand donnera accès à la boutique en ligne du mas qui propose plus de 7 000 références de produits gardois. "À l'heure où on parle d'importation avec le Mercosur, le Mas des agriculteurs mise, lui, sur l'exportation de ses produits gardois à Paris !", souligne Patrick Viala.

Cette participation au Salon n'efface cependant pas les difficultés structurelles que connaît l'agriculture gardoise. Le président évoque des "vagues d'arrachage à venir" et s'inquiète du renouvellement des générations : "Dans les années à venir, quand ma génération sera partie à la retraite, qui prendra la relève ? Sachant que l'agriculture intéresse de moins en moins les jeunes et qu'on peut les comprendre."

Il pointe également la perte continue de surfaces agricoles dans le Gard, notamment en blé, et appelle à une meilleure coordination entre les différentes structures de soutien au secteur agricole. "Il faut aussi que nos Banque et assurance se souviennent d'où elles viennent et pour qui elles travaillent...", conclut-il, rappelant les défis économiques auxquels font face les producteurs locaux.

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