En raison de la suppression d’un poste d’enseignant au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI), Puysserampion n’accueillera plus d’élèves à la rentrée. « Beaucoup d’entre nous ont vu leurs enfants, voire leurs petits-enfants, fréquenter cette école, lieu chargé de souvenirs et d’émotions. Malheureusement, ce chapitre se ferme ici. » Jeudi 7 mai, le maire de Puysserampion, Christian Penot, a annoncé la fermeture de l’école communale aux parents d’élèves et enseignants du RPI que forme le village avec Allemans-du-Dropt et Roumagne.
Une décision mûrement réfléchie
« Dès début décembre 2025, Christophe Combes [inspecteur de l’Éducation nationale de la circonscription de Marmande] nous avait avertis de la possibilité d’une suppression d’un poste d’enseignant », rappelle le premier édile de la commune d’environ 265 habitants. Parents et enseignants s’étaient mobilisés pour maintenir à cinq classes le RPI. Mais la carte scolaire a confirmé la fermeture. Après avoir émis un avis consultatif, le Conseil municipal de Puysserampion a statué de manière définitive et unanime le 23 avril.
Des critères démographiques et financiers
« Cette décision n’a pas été prise sur un coup de tête », mais sur plusieurs critères, défend Christian Penot. En premier lieu, la démographie : à la rentrée, le village ne comptera plus que deux enfants scolarisés sur l’ensemble du RPI qui compte aujourd’hui 78 élèves. Le coût par élève, très élevé, n’est plus supportable pour la commune. « Mettre un coup sur la tête de nos enfants peut sembler déplacé, mais c’est un paramètre que nous, élus, devons prendre en compte pour garantir la cohérence des dépenses publiques. » D’autant que l’école aurait dû faire l’objet d’une onéreuse mise aux normes PPMS (Plan particulier de mise en sûreté).
Préserver les autres structures
Plus important encore, « la fermeture permettrait de préserver les structures de Roumagne et d’Allemans », qui conservent ainsi leur double poste. Une suppression de classe dans l’une ou l’autre école « risquerait de fragiliser ces établissements où les équipements sont les plus importants (cantine, maternelle). » Les élus ont bien entendu pris en considération l’avenir de Valérie Hilt, l’institutrice qui enseigne depuis dix-sept ans à Puysserampion, « avec un professionnalisme indiscutable » et la cantinière, Fatima, a appuyé l’élu.



