Une étude du CNRS publiée le 24 juillet 2026 révèle que des extraits d'algue pulvérisés sur des champs de pomme de terre augmentent leur résistance à la sécheresse de 30 %. Cette découverte pourrait offrir une solution naturelle pour faire face au stress hydrique croissant lié au changement climatique.
Des résultats prometteurs en conditions réelles
Les chercheurs ont mené des essais sur des parcelles de pommes de terre dans le sud de la France, une région sujette à des épisodes de sécheresse récurrents. Ils ont pulvérisé un extrait d'algue brune, l'Ascophyllum nodosum, à raison de 5 litres par hectare, à trois reprises au cours du cycle de croissance. Les plants traités ont montré une meilleure rétention d'eau et une croissance racinaire plus développée, avec une augmentation de 30 % du rendement par rapport aux plants non traités en conditions de sécheresse.
Un mécanisme naturel de protection
Selon le Dr. Marie Dupont, chercheuse principale au CNRS, « les extraits d'algue contiennent des composés bioactifs, comme les acides alginiques et les oligosaccharides, qui stimulent les défenses naturelles des plantes. Ils agissent comme un bouclier en renforçant les parois cellulaires et en activant des gènes de résistance au stress hydrique. » Cette approche biostimulante évite le recours à des produits chimiques de synthèse.
Un enjeu pour l'agriculture durable
La pomme de terre est la troisième culture vivrière mondiale après le riz et le blé, mais elle est particulièrement sensible au manque d'eau. Avec la multiplication des sécheresses, les agriculteurs cherchent des alternatives aux irrigations intensives. Cette technique, peu coûteuse et facile à appliquer, pourrait être déployée à grande échelle. Le CNRS prévoit des essais sur d'autres cultures comme le blé et le maïs dans les prochains mois.



