À partir du 1er septembre, il ne sera plus possible d'obtenir une subvention pour rénover son logement étape par étape via MaPrimeRénov'. Le gouvernement a confirmé que seules les rénovations intégrales seront désormais éligibles. Cette décision, annoncée ce dimanche, suscite de vives critiques.
Un changement radical dans les aides à la rénovation
Les travaux d'installation de poêles à bois ou à granulés, de chauffe-eau solaires, de systèmes de ventilation, ainsi que l'isolation des toits, des combles et des fenêtres ne seront plus subventionnés s'ils sont réalisés séparément. Seuls les projets de rénovation globale, souvent très coûteux, pourront bénéficier de MaPrimeRénov'.
Le ministère de la Ville et du Logement justifie cette mesure par la volonté de « concentrer l'argent public sur les rénovations les plus efficaces ». Il argue qu'il est inutile de changer les menuiseries si l'habitat n'est pas correctement isolé par ailleurs.
Un argument contesté
Cette justification est jugée fragile par les critiques, car l'installation de pompes à chaleur continue d'être subventionnée sans condition. Selon Lionel Paoli, auteur de l'article, « sous couvert d'économies, c'est une véritable révolution dans les pratiques environnementales ». Le succès de MaPrimeRénov' a dépassé les prévisions, mais au lieu de s'en réjouir, le gouvernement choisit d'en limiter la portée.
Les ménages les plus modestes, incapables de mobiliser plusieurs dizaines de milliers d'euros en une seule fois, sont les premières victimes de cette réforme. « Que ceux qui n'ont pas les moyens souffrent en silence », dénonce Paoli.
Un scandale qui passe inaperçu
L'auteur estime que ce changement, qui pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la rénovation énergétique des logements, passe sous les radars médiatiques, éclipsé par l'actualité sportive. Il appelle à une prise de conscience avant la prochaine crise.



