La Coordination rurale boycotte l'inauguration du Salon de l'agriculture par Macron
Coordination rurale boycotte l'inauguration du Salon de l'agriculture

La Coordination rurale refuse la présence d'Emmanuel Macron à l'inauguration du Salon de l'agriculture

Le syndicat agricole Coordination rurale (CR) a déclaré, ce vendredi 20 février, son intention de boycotter l'inauguration du Salon de l'agriculture par le président de la République, Emmanuel Macron, prévue le samedi. Bertrand Venteau, président de la CR, a confirmé cette information, initialement rapportée par le site Contexte, en indiquant à l'Agence France-Presse (AFP) que l'organisation ne souhaite pas participer au petit déjeuner traditionnel en compagnie du chef de l'État.

Un accueil potentiellement hostile pour le président

François Walraet, secrétaire général du deuxième syndicat agricole, a averti que l'accueil risque d'être rude si Emmanuel Macron tente de s'approcher de leur stand. Il a précisé que, bien que la CR ne prévoie pas de mobilisation organisée, des agriculteurs pourraient manifester leur colère de manière pacifique. Le salon est celui des agriculteurs, pas des politiques, a-t-il souligné, réitérant que le président n'est pas le bienvenu s'il vient vanter une agriculture qu'il n'a pas défendue.

Des critiques ciblées sur la politique agricole

M. Walraet a ajouté que l'agriculture française nécessite une protection face à la concurrence déloyale mondiale et que le président a encore un an pour sauver le modèle agricole, notamment via la Politique agricole commune (PAC). Cependant, les responsables de la CR prévoient de rencontrer d'autres personnalités politiques durant le salon, en particulier ceux qui ont soutenu la loi Duplomb, excluant ainsi la gauche et les écologistes opposés à cette mesure controversée.

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Un boycott qui s'étend à d'autres syndicats

Cette annonce fait écho à celle de la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole classé à gauche, qui avait déjà déclaré boycotter l'inauguration début février. Cette décision a été motivée par l'absence de remise en cause de l'abattage total des foyers de bovins dans le cadre de la dermatose et de mesures structurelles pour protéger les revenus des paysans, par cohérence envers les éleveurs.

La visite présidentielle, qui débute habituellement par un petit déjeuner suivi de l'inauguration et d'une déambulation dans les allées du Parc des expositions, pourrait donc se dérouler dans un climat tendu, marqué par les mécontentements du monde agricole.

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