Une cinquantaine de commerçants de l'hyper centre-ville souhaite que la Traverse ne soit fermée qu'en juillet et août. Déplorant un accès compliqué aux commerces, ils souhaitent aussi une amélioration des conditions de stationnement. Le vent nouveau insufflé par le changement de majorité municipale peut aussi être synonyme de nouvelle ère pour des revendications. L'élection de Basile Fanier à peine acquise, voilà que les commerçants du centre-ville ont signé une pétition qui demande « l'amélioration du stationnement rue de la République » et qui s'inquiète de la fermeture des deux dernières pharmacies du centre-ville.
À ce jour, environ une cinquantaine de professionnels ont paraphé cette feuille rédigée à l'initiative de plusieurs commerçants dont Vincent Chaumin, le gérant du bar tabac Le Victor Hugo. Des requêtes portées « depuis six ans » assure-t-il et l'extension de la période de zone piétonne qui avait pourtant été décidée en 2020 à l'issue de réunions de concertation organisées avec certains commerçants. Voilà pourquoi ces doléances, exprimées par d'autres commerçants qui ne s'y retrouvaient pas, se sont heurtées à des fins de non-recevoir de l'ancienne municipalité de Jean-Jacques de Peretti.
Ajustement
Parmi les demandes, un assouplissement de la piétonnisation de la Traverse, interdite aux automobiles tous les ans du 15 juin au 15 septembre, à partir de 11 heures. « Nous constatons une baisse significative de notre chiffre d'affaires, notamment fin juin et début septembre », soulignent plusieurs commerçants. « La saison ne démarre réellement que le 14 juillet », appuie Vincent Chaumin. Les pétitionnaires souhaiteraient un ajustement des dates et une fermeture de la Traverse « limitée du 1er juillet au 31 août ».
Rue de la République, il faut concilier plusieurs usages entre intérêts touristiques, commerces et services. David Briand, le patron du Victor Hugo, déplore par ailleurs l'inaccessibilité de la Traverse le dimanche hors saison. « Je suis le seul débitant de tabac ouvert sur le canton le dimanche après-midi mais l'accès est compliqué. Les gens ne vont pas se garer sur le parking devant les pompiers », soupire-t-il.
Sujet complexe
Autre revendication, des « zones de stationnement adaptées telles que des zones bleues ». Un parcage qui vise à la fois à interdire la vente au déballage sur des places de parking avant 11 heures et à mieux favoriser la rotation des véhicules. Car si la première heure est gratuite, la procédure d'enregistrement de l'immatriculation de l'automobile à un horodateur peut dissuader les clients qui n'effectuent qu'une halte rapide, le temps de faire quelques courses. Pour la mairie, c'est « un travail de longue haleine ».
Après que le conseiller municipal d'opposition Luis Ferreyra a évoqué l'existence de la pétition lors du dernier conseil municipal, pressant le maire de « ne pas rester dans le flou », Basile Fanier a répondu qu'il s'agissait « d'un sujet complexe », confié à son adjoint au commerce Mathieu Bru. Ce dernier a expliqué que la mairie est « en train de rencontrer les parties prenantes, c'est un travail de longue haleine ». Avec plusieurs impératifs à concilier : « la sécurité et les difficultés que certains commerçants peuvent rencontrer et qui ne sont pas les mêmes suivant la nature des commerces ». Une équation complexe qui devrait faire l'objet d'annonces. Qui intégreront l'aspect des livraisons car les règles ne sont pas toujours respectées notamment au regard du tonnage des camions.



