Dans le cadre d'une rencontre socio-économique franco-japonaise, la mairie de Collobrières, dans le Var, a accueilli des élus, chercheurs, producteurs de châtaignes et représentants japonais. L'objectif était d'échanger autour du patrimoine, de la recherche et des perspectives de développement durable liées à la châtaigne.
Une initiative pour des coopérations internationales innovantes
Christine Amrane, maire de Collobrières et vice-présidente du Conseil départemental du Var en charge des fonds européens, a souligné la volonté de la commune de s'inscrire dans des coopérations internationales innovantes, conciliant valorisation du patrimoine local et transition durable. Parmi les personnalités présentes figurait Frédéric Joulian, maître de conférences à l'EHESS, responsable du Programme de recherches interdisciplinaires « Évolution, Natures et Cultures » et chercheur associé au laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France. Sa participation a permis d'inscrire les échanges dans une réflexion scientifique et anthropologique autour des territoires de la châtaigne.
Présentation des atouts de Collobrières
Au cours de cette matinée, la commune a présenté ses nombreux atouts : identité territoriale forte, patrimoine, musée, comité de jumelage et ambitions de développement. Un film consacré à l'histoire du village et à ses paysages a également été projeté aux participants.
Échanges stratégiques autour de la châtaigne
La châtaigne a naturellement occupé une place centrale dans les discussions. Les échanges ont porté sur les pratiques françaises et japonaises liées à la culture du châtaignier : modes de plantation, héritages agricoles, évolution des paysages et enjeux de durabilité. Les représentants japonais ont par ailleurs détaillé les grandes orientations de leur stratégie nationale en matière de développement durable, mettant en avant plusieurs convergences avec les politiques européennes.
Cette rencontre a aussi permis d'aborder des perspectives économiques concrètes. Collobrières a notamment présenté sa bière artisanale à la châtaigne, la « Tchouk ». En retour, les visiteurs japonais ont évoqué leurs spécialités de confiserie autour de la châtaigne : pâtisseries fines, créations inspirées du marron glacé et savoir-faire gastronomique particulièrement élaboré.
Dégustation et découverte du territoire
L'après-midi s'est poursuivie par une dégustation de produits à la Confiserie Azuréenne, avant une découverte de la Chartreuse de la Verne jusqu'au plateau Lambert. À travers cette rencontre, Collobrières confirme sa volonté de faire rayonner son identité de capitale de la châtaigne bien au-delà du Var.



