Ce mardi 21 juillet, jour de la Saint-Victor, le dicton rappelle que « quand il pleut à la Saint-Victor, la récolte n’est pas d’or ». Cette année encore, la pluie était absente du ciel de Saint-Rome-de-Tarn à l’occasion d’une nouvelle édition du marché de pays. À l’ombre d’une canicule persistante, tandis que les cloches sonnaient l’angélus à l’heure de midi et que les commerçants commençaient à démonter leurs étals, Claude Merle a livré son regard sur cette animation estivale.
Un regard avisé
Fils aîné d’Henri Merle, maire du village durant 32 ans, de 1945 à 1977, il réside depuis une trentaine d’années dans la maison familiale de la place du Ravelin. Entré dans sa quatre-vingt-onzième année à la fin du mois de mai, il a récemment célébré avec son épouse, Catou, leurs noces de platine. Témoin privilégié de la vie du marché, il en a connu toutes les évolutions.
« Cette année, le marché démarre doucement. Pourtant, les marchands sont nombreux et le choix est varié. Autrefois, on y trouvait surtout des produits alimentaires : légumes, viande, fromages, fruits, vins… Aujourd’hui, il attire aussi de nombreux artisans créateurs. Côté fréquentation, on est loin de la cohue d’autrefois. La saison, qui s’étendait du 15 juillet au 15 août, remplissait le village. Désormais, elle dure 12 semaines et, entre la canicule qui pousse à rester à l’abri et la hausse des prix des carburants, des locations et de l’alimentation, beaucoup s’en plaignent. C’est dommage, car ce marché est une belle initiative. J’y suis très attaché. »
Prochaine animation
À noter que la prochaine animation sera le marché nocturne, vendredi 24 juillet à partir de 19 h, place du Ravelin, avec l’animation musicale de l’Écho des Avens.



