Le syndicat CGT Cheminots 47 a exprimé plusieurs demandes dans un communiqué publié ce lundi 11 mai. Après les déclarations du Premier ministre Sébastien Lecornu présentant la LGV Sud-Ouest comme un projet « irréversible », le syndicat demande que le développement ferroviaire bénéficie aussi aux territoires ruraux et aux lignes du quotidien.
Un développement équilibré pour le Lot-et-Garonne
Dans ce communiqué, la CGT affirme ne pas s’opposer au TGV ni à la grande vitesse, mais estime que la LGV Bordeaux-Toulouse ne doit pas servir uniquement les grandes métropoles et des intérêts privés. Le syndicat réclame un développement équilibré pour le Lot-et-Garonne, avec une gare Agen TGV comme nœud ferroviaire régional mieux connecté, à l’image de Valence TGV, et « un nombre suffisant d’arrêt TGV ».
Réhabilitation des petites lignes et maintien des dessertes
La CGT défend également la réhabilitation des petites lignes, dont Agen-Auch, ainsi que le maintien et la régénération de la ligne Agen-Périgueux via le Contrat Plan État-Région (CPER). Le syndicat se dit opposé aux partenariats public-privé (PPP), qu’il considère comme des outils de privatisation des infrastructures publiques, citant en exemple la LGV Tours-Bordeaux confiée au consortium LISEA dans le cadre d’une concession de longue durée.
Demandes locales supplémentaires
Enfin, le syndicat demande le maintien des arrêts Intercités à Marmande, la réouverture du guichet de la gare de Port-Sainte-Marie, ainsi que le retour de points d’arrêt ferroviaires à Colayrac, Pont-du-Casse et Saint-Romain-le-Noble.



