Le 12 mai, Lydia Héraud, présidente de la Communauté de communes de l’Estuaire (CCE), accueillait Jean-Louis Nembrini, vice-président du conseil régional en charge de l’éducation, de la jeunesse et de l’orientation, ainsi que Jean-Marc Huart, recteur de l’académie de Nouvelle-Aquitaine. Les deux hommes participaient à un « campus tour », une série de visites des différents campus des métiers de la région. Le CFM (Centre de formation des métiers) de Reignac, spécialisé dans la maintenance en environnement sensible (MES), était l’une des étapes clés de ce parcours.
« Depuis 1998, cela fait trente ans que la CCE investit dans la formation. Dès 2000, nous avons fait le pari du CFM, agrandi en 2010 et 2018 », a déclaré Lydia Héraud, soulignant l’engagement de longue date de la collectivité. Le CFM fait partie du campus des métiers MES, qui regroupe trois pôles de formation : pharmacie, chimie et nucléaire. Cette spécialité nucléaire était au cœur des discussions, en lien avec le projet d’EPR (réacteur pressurisé européen) sur le site de la centrale de Braud.
La visite s’est poursuivie au lycée de l’estuaire, en présence de nombreux élus, dont Éric Japiot, maire de Blaye et président de la CdC de Blaye, qui doit prochainement travailler sur la construction du bâtiment accueillant les bureaux du campus. Le proviseur du lycée Sully Malet et Francis Rodrigues, président du campus des métiers MES, étaient également présents.
Un rayonnement régional
Le campus des métiers MES rayonne sur toute la région avec 6 000 élèves, 90 établissements scolaires et plus de 170 entreprises partenaires, proposant des formations allant jusqu’à la licence professionnelle. Pour Francis Rodrigues, cette visite témoigne de « tout l’intérêt que portent les institutions à cet objet qu’est le campus ». Il a souligné les nombreux atouts de la structure : « Nos formations deviennent des premiers choix pour les jeunes. »
L’EPR, un enjeu majeur
Le futur du territoire avec l’éventuelle implantation d’un EPR sur le site de Braud était dans tous les esprits. « Avec l’EPR, ce sont 10 000 emplois au pic de la construction. Le campus est un outil qui sert à fédérer tous les besoins de formation pour cela », a affirmé Lydia Héraud. Elle a souligné « l’importance de ce volet formation dans le dossier de candidature du territoire pour l’EPR ». Jean-Louis Nembrini a renchéri : « Nous sommes très engagés pour l’EPR et la formation est un atout. »
Sully Malet, proviseur du lycée, a rappelé que son établissement joue un rôle clé dans ce projet : « Nous sommes un établissement professionnel polyvalent avec beaucoup de familles de métiers, dont le nucléaire. Nous sommes le seul à proposer le BTS Environnement nucléaire, avec une centaine de diplômés par an. » Cette formation est menée en partenariat avec le CFM, avec des promotions d’une quinzaine d’élèves.
Le recteur Jean-Marc Huart, qui était en charge de la formation professionnelle en Aquitaine il y a 25 ans, a salué « la synergie entre les campus » et le fait que « tous les niveaux de formations sont représentés et pour tous les publics. On est au cœur du monde économique et du monde éducatif. »



