Bordeaux face aux défis : réformes et adaptation climatique au cœur des priorités
Bordeaux : réformes et adaptation climatique en débat

Le syndicat des Bordeaux à l'heure des choix stratégiques

À l'approche d'une assemblée générale prévue début mars, Michel-Eric Jacquin, président de l'AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, dresse un bilan de ses premiers mois à la tête de l'organisation. Le syndicat viticole, fragilisé par un contexte économique difficile et des plans d'arrachage susceptibles d'affecter ses finances, doit se concentrer sur plusieurs dossiers majeurs pour assurer son avenir.

Des réformes techniques en préparation

Après diverses réunions de canton organisées ces dernières semaines, le syndicat entre dans une phase active de réflexion. Des groupes de travail ont été constitués pour examiner des propositions qui pourraient être soumises au vote lors de l'assemblée générale de l'été. L'objectif est d'atteindre quelques points de réforme concrets, tandis que la réunion de mars sera davantage technique.

L'abandon du projet de bascule vers l'IGP

Un des sujets qui a fait couler beaucoup d'encre, la possible transformation de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) en indication géographique protégée (IGP), a été définitivement abandonné. Michel-Eric Jacquin explique : « Ce projet a créé énormément de remue-ménage au sein de notre syndicat. Je ne suis pas là pour diviser mais pour rassembler. Le dossier IGP s'est avéré trop clivant ».

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Les priorités : simplification et adaptation climatique

Le syndicat planche actuellement sur plusieurs fronts :

  • La simplification du cahier des charges, un dossier technique complexe mais rendu possible par le Comité national des appellations d'origine.
  • L'intégration de nouveaux cépages dans le cadre des variétés d'intérêt à fin d'adaptation (Vifa), permettant de cultiver des variétés comme le chardonnay ou la syrah, mieux adaptées au changement climatique.
  • L'édulcoration des vins, après l'acceptation du principe par le Comité national pour les rouges et les blancs, une piste étudiée avec intérêt.

Une situation financière incertaine

La santé financière du syndicat préoccupe ses dirigeants. Les revenus dépendent des volumes produits et des surfaces récoltées, et le nouveau plan d'arrachage de FranceAgriMer, qui priorise les exploitations souhaitant arrêter définitivement, pourrait avoir un effet boule de neige. Michel-Eric Jacquin souligne : « Nous sommes incapables d'en chiffrer l'ampleur pour l'instant. Nous sommes dans l'attente de savoir quel va être notre niveau d'activité syndicale ».

Si l'équilibre est maintenu actuellement, il est crucial d'anticiper l'impact sur la récolte 2026 et l'année 2027. Des chiffres clés sont attendus en mars pour évaluer précisément la situation. En attendant, le président résume : « Êtes-vous dans le rouge ? Plutôt dans le gris ! », illustrant ainsi l'incertitude qui plane sur les finances du syndicat.

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