Les comptages de printemps en Lozère signalent un déclin préoccupant des populations de cervidés
Les participants aux opérations de comptage nocturne n'ont pas chômé lors des nuits des 30 et 31 mars dernier sur le territoire du Groupement d'intérêt cynégétique (GIC) Margeride en Lozère. Ces observations systématiques, organisées par la Fédération départementale des chasseurs de Lozère sous la coordination de Christophe Rieutort, couvrent les onze sociétés de chasse du groupement et permettent d'établir les tendances d'évolution des espèces fréquentant les espaces ouverts nocturnes pour s'alimenter.
Des chiffres en nette diminution par rapport à l'année précédente
Le premier soir de comptage, le 30 mars, les observateurs ont recensé 250 cerfs, 349 chevreuils, 243 lièvres, 198 renards et 31 blaireaux. Les données communales détaillées montrent des observations variées : Aumont (9 cerfs, 34 chevreuils, 18 lièvres, 23 renards, 2 blaireaux), Javols (20, 25, 35, 19, 2), Rimeize (40, 37, 32, 42, 7), Fontans (32, 31, 32, 12, 6), Limbertès (16, 12, 9, 5, 0), Saint-Alban-sur-Limagnole (27, 79, 32, 37, 7), Sainte-Eulalie (46, 40, 24, 14, 1), Saint-Denis (39, 37, 27, 23, 2), Saint-Sauveur (19, 40, 24, 14, 1) et Serverette (2, 14, 10, 9, 4).
La seconde nuit, le 31 mars, les comptages ont enregistré 229 cerfs, 279 chevreuils, 226 lièvres, 128 renards et 21 blaireaux. Les résultats par commune étaient les suivants : Aumont (17, 44, 19, 15, 1), Javols (2, 16, 16, 13, 1), Rimeize (24, 33, 26, 23, 2), Fontans (29, 28, 32, 10, 2), Limbertès (16, 9, 8, 7, 1), Saint-Alban (26, 43, 34, 21, 8), Sainte-Eulalie (26, 16, 19, 7, 0), Saint-Denis (51, 52, 37, 15, 3), Saint-Sauveur (15, 32, 14, 9, 0) et Serverette (9, 6, 21, 8, 1).
Une tendance à la baisse confirmée
La comparaison avec les données de 2025 révèle une diminution significative. L'année dernière, les comptages affichaient 317 cervidés le premier soir contre 250 cette année, et 297 le deuxième soir contre 229 en 2026. Cette baisse constante interpelle les responsables cynégétiques.
Le président du GIC Margeride, Patrick Paulhac, souligne : "Les conditions climatiques pour ces comptages de nuit ont été favorables, mais ces résultats laissent à penser à une diminution du nombre des cervidés présents sur le territoire. Cette tendance confirme très certainement à la fois une pression de chasse importante, mais aussi certaines inquiétudes liées à une prédation croissante."
Ces observations mettent en lumière les défis de gestion de la faune sauvage en milieu rural et posent la question de l'équilibre entre activités cynégétiques et préservation des populations animales. Les données collectées serviront de base pour ajuster les plans de gestion et les quotas de prélèvement pour la saison à venir.



