Alors que la Foire de Bordeaux se déroule jusqu'au 31 mai, les vaches et les ovins du Salon de l'agriculture, présents pour la première fois dans le hall 1 du Parc des expositions, séduisent les visiteurs. Leur présence ne fait pas l'ombre d'un doute. L'odeur de foin, présente partout dans l'immense hall 1 du Parc des expositions de Bordeaux, se mêle à celles, moins originales, des stands de dégustations ou de savons. Puis, à mi-chemin, impossible de se tromper : un beuglement passe au-dessus du brouhaha badin, rapidement rejoint par un bêlement. Drôle de vision de passer des stands de cuisine et de panneaux solaires aux blondes d'Aquitaine, limousines et autres charolaises.
Dans le hall principal
Pour la première fois, la partie centrale du Salon de l'agriculture, se déroulant jusqu'au 28 mai, se retrouve dans le hall principal de la Foire de Bordeaux, laquelle a commencé ce vendredi 22 mai. Il était jusque-là cantonné au fond du Parc des expositions dans le hall 4. « C'était une façon de mettre l'agriculture, et surtout celle de Nouvelle-Aquitaine, au centre de l'événement », explique Aymeric Peneau, directeur de la Foire. « Il y a un enjeu de visibilité auprès du grand public bordelais, plus citadin et urbanisé. » Environ 200 bovins seront présents jusqu'au 28 mai.
Alors, une glace à la main, le programme dans l'autre, les visiteurs s'amusent à contempler les quelques centaines de bovins et ovins présents. Les chevaux et les volailles d'ornement se trouvant encore dans leur hall originel. Les yeux des petits – et pas que – s'agrandissent à la vision de ces quelques golgoths placides, tout faits de muscles. « Et dire que ça mange que de l'herbe », rigole un visiteur avant de prendre une photo d'un taureau de plus d'une tonne et demie. « C'est certains que l'on n'en voit pas tous les jours à Bordeaux », adhère de son côté Audrey, tenant la poussette de sa fille de deux ans.
« On défend notre savoir-faire »
« En montrant nos plus belles bêtes, on défend tout notre savoir-faire d'éleveur français », assure Max Soulard, venu avec cinq bêtes de son élevage de Lorignac, en Charente-Maritime. Dehors, Coralie Lavoisier, du Lot-et-Garonne, lave énergiquement Rotonde, sa blonde d'Aquitaine de 1 080 kilos âgée de 5 ans, qui passe aujourd'hui au concours Aquitanima. « Parmi les critères, il faut que la vache ait une tête longue, un pelage avec une belle nuance de couleur, pas de gras, et un bassin plat », énumère-t-elle. Les éleveurs lavent et rafraîchissent les bêtes avant le concours.
« C'est vraiment sympa de tout voir d'un coup. J'adore aussi voir les animaux, même si j'ai quand même ma petite préférence pour les agneaux », assure Mélanie, venue avec une amie et sa fille, Aimy. Cette Bordelaise est une grande habituée de la Foire : « Entre les dégustations, les animations pour les enfants, cela nous fait une sortie pour la journée », assure-t-elle, trouvant pourtant qu'il y aurait une réduction des stands par rapport aux éditions précédentes.
Un peu plus loin, Christine et Michel sont venus expressément du Médoc, profitant de la journée gratuite pour flâner dans les travées, déguster quelques mets et puis, pour principalement admirer les bovins. « Ce sont des belles bêtes, j'adore les animaux de la ferme, on se devait d'être là, explique Christine. Et en plus, ils nous alpaguent moins que les commerçants ! »
Renseignements et billetterie : www.foiredebordeaux.com



