Dans « La Cerisaie » d’Aurélie Van Den Daele, l’émotion n’éclot pas
Aurélie Van Den Daele : une Cerisaie sans émotion

Une mise en scène qui manque d'émotion

Aurélie Van Den Daele s'attaque à « La Cerisaie » de Tchekhov, mais sa mise en scène, bien que soignée, ne parvient pas à transmettre toute la charge émotionnelle de cette œuvre majeure. La pièce, qui raconte la fin d'une époque et la vente aux enchères d'un domaine familial, est pourtant riche en sentiments mêlés de nostalgie, de regret et d'espoir. Pourtant, ici, l'émotion reste en surface.

Des choix esthétiques discutables

La scénographie, épurée, cherche à symboliser la fragilité de ce monde qui s'effondre. Les acteurs, bien que talentueux, semblent parfois prisonniers d'une direction d'acteur trop rigide. Les silences, censés être lourds de sens, tombent à plat. On attend un souffle, une étincelle, mais elle ne vient pas. Le rythme, lent, alourdit davantage l'ensemble.

Un texte toujours puissant

Heureusement, la langue de Tchekhov reste magnifique. Les répliques, bien connues, résonnent encore d'une vérité universelle. Mais sans une mise en scène qui les porte, elles perdent de leur impact. Les moments clés, comme l'annonce de la vente de la cerisaie, manquent de tension dramatique. On reste spectateur, sans être véritablement touché.

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En conclusion, cette « Cerisaie » est une tentative louable mais inaboutie. Aurélie Van Den Daele a sans doute voulu éviter les écueils du pathos, mais elle a peut-être trop retenu son émotion. Le public, lui, reste sur sa faim. Dommage, car le potentiel était là.

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