Le pic du Midi et son observatoire scientifique vont-ils bientôt être inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco ? Emmanuel Macron a reçu mardi soir le dossier de candidature lors d'une réception à l'Élysée, rassemblant 300 acteurs du territoire des Hautes-Pyrénées. Le président, très attaché à cette région pour des raisons familiales et ayant lui-même préfacé le dossier, a réaffirmé son soutien à « notre pic du Midi chéri », où il s'était déjà rendu en juillet 2025.
Un attachement familial aux Hautes-Pyrénées
Sa grand-mère maternelle, Germaine Noguès, dont il était très proche, était originaire des Hautes-Pyrénées où elle repose, près de La Mongie. Jeune, il venait souvent la voir à Bagnères-de-Bigorre, où il a conservé des liens.
Une hausse de fréquentation attendue
En conférence de presse, Emmanuel Macron a souligné que le pic du Midi et son observatoire, construit au XIXe siècle à 2 877 mètres d'altitude, sont « une partie de l'histoire de France ». Pour le chef de l'État, le site mérite « cette place singulière et cette reconnaissance par l'Unesco » car « il marie à la fois le patrimoine naturel, le patrimoine humain et le patrimoine scientifique ». Il a insisté sur l'importance d'une telle reconnaissance, qui pourrait engendrer « une hausse de 160 000 à 400 000 visiteurs par an », renforçant l'attractivité du territoire.
Une mobilisation collective saluée
Entouré des responsables du site, des maires du territoire, des acteurs économiques locaux, de 70 élèves de plusieurs lycées et du groupe de musique Boulevard des Airs, originaire des Hautes-Pyrénées et venu chanter avec deux classes d'écoliers, Emmanuel Macron a salué la « mobilisation collective » autour de ce dossier.
Un examen prévu en 2027
La candidature du site doit être examinée en juin-juillet 2027, soit après l'élection présidentielle et le départ d'Emmanuel Macron de l'Élysée. Mais le chef de l'État a promis à ses invités qu'il serait « avec (eux) pour aller chercher la médaille ».



