Incendie du château de Bistauzac en 2006 : un drame patrimonial sans victime
Incendie du château de Bistauzac en 2006 : un drame sans victime

Un incendie ravage le château de Bistauzac dans la nuit du 19 au 20 avril 2006

Dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 avril 2006, un violent incendie a partiellement détruit le château de Bistauzac, situé à Gontaud-de-Nogaret dans le Lot-et-Garonne. Aucune victime n'a été à déplorer lors de ce sinistre qui a mobilisé les pompiers à deux reprises au cours de cette nuit dramatique.

Une intervention en deux temps pour les secours

Vers minuit, la femme de Charles de Ricaud, propriétaire des lieux et agriculteur retraité de 65 ans, alerte les pompiers après avoir constaté que la cheminée du château était en train de flamber. Les secours interviennent rapidement et parviennent à stopper le feu vers 1 heure 30 du matin. Les propriétaires, accompagnés de leurs deux petits-enfants, pensent alors être tirés d'affaire.

Malheureusement, pour des raisons qui restent indéterminées, le feu reprend de plus belle vers 3 heures du matin, cette fois au niveau du grenier où de nombreux objets en bois étaient entreposés. Les flammes envahissent alors le deuxième étage avant de se propager dans l'ensemble du château, rendant la situation bien plus critique.

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Une mobilisation importante des secours

Pas moins de 36 sapeurs-pompiers venus de Tonneins, Marmande, Le Mas-d'Agenais, Clairac et Tombebœuf sont intervenus pour arroser la bâtisse et tenter de limiter les dégâts. Malgré leurs efforts, le mal était déjà fait : les 700 mètres carrés du château, situé le long de la RD 267 entre Virazeil et Gontaud-de-Nogaret, ont été ravagés par les flammes.

Les propriétaires, aidés par leurs voisins et quelques élus venus prêter main-forte, ont réussi à sauver quelques meubles qui ont été entreposés dans le jardin au milieu des platanes. Seules les dépendances du château n'ont pas été touchées par l'incendie, offrant un maigre réconfort aux habitants désormais sans toit.

Un sentiment de dépit et de colère

Le lendemain de l'incendie, un sentiment de dépit mêlé à une pointe de colère habitait les propriétaires. Charles de Ricaud, ancien producteur de pommes de terre et d'asperges, et son épouse ont dû être relogés chez des voisins et de la famille. Malgré l'ampleur des dégâts matériels, personne n'a été blessé dans cet incendie, ce qui constitue le seul point positif de cette nuit tragique.

Cet événement marquant a laissé une trace durable dans la mémoire collective de la région, rappelant la fragilité du patrimoine architectural face aux éléments dévastateurs.

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