L'Expertibus fait escale à Agde pour une chasse aux trésors insolite
Ce vendredi 17 avril, dès 10 heures, une vingtaine de personnes patientaient déjà devant le camion Expertibus stationné sur le parking de la Calade, dans le centre historique d'Agde. Julien Labarbe, commissaire-priseur toulousain, et sa consœur Margaux Voillat avaient fait le déplacement pour expertiser gratuitement les objets que les habitants souhaitaient leur présenter, sans rendez-vous préalable.
Une initiative pour aller à la rencontre des territoires
La société familiale de Julien Labarbe a lancé cette opération itinérante il y a quatre ans, avec l'objectif de se rendre directement sur les territoires d'Occitanie. « Nous avons commencé il y a quatre ans à partir à la rencontre des gens, dans les territoires », explique Julien Labarbe, dont le père, Marc, est également commissaire-priseur et intervenant régulier de l'émission télévisée Affaire conclue. Le but de cette démarche est clair : détecter des pépites potentielles parmi la multitude d'objets présentés, puis éventuellement les proposer aux enchères dans l'hôtel de vente toulousain de l'entreprise.
Des expertises qui réservent parfois des surprises
Au cours de la matinée, plusieurs expertises ont été réalisées, avec des résultats variés. Une dame a ainsi présenté six tableaux, dont plusieurs représentant des vues de Mèze. L'un d'eux, daté de la fin du XXe siècle, n'a été estimé qu'à 30 euros après consultation d'une base de données recensant les dernières ventes et les cotes des artistes.
Un retraité, quant à lui, est arrivé avec un tableau du peintre André-Charles Pillot, acheté chez un antiquaire pour 14 000 francs à l'époque, soit un peu plus de 2 000 euros. Le verdict de Julien Labarbe a été sans appel : « Le dernier tableau de ce peintre, mis en vente à Paris, a été adjugé 150 euros. Le style n'est plus vraiment à la mode. Je vous conseille de le garder, ça remontera. L'art, c'est cyclique. »
Bijoux et bibelots : des valeurs parfois décevantes
Une habitante d'Agde a présenté un diamant mesuré à 0,2 carat. L'expertise a confirmé qu'il s'agissait bien d'un diamant, mais sa valeur a été estimée entre 200 et 300 euros seulement. « En bijouterie, neuf, il sort à 2 000 euros ! », a précisé Julien Labarbe, soulignant l'écart important entre la valeur à l'état neuf et celle d'un bijou ancien.
De nombreux autres objets, qualifiés de babioles, ont été examinés, confirmant que pour un commissaire-priseur, la patience reste la première des vertus. Dans une ville chargée d'histoire comme Agde, il n'est pas rare que des trésors ressurgissent du fond d'un grenier ou d'une remise, mais tous ne révèlent pas la valeur espérée par leurs propriétaires.
Une démarche qui séduit les habitants
L'initiative de l'Expertibus a visiblement trouvé son public, avec une affluence constante tout au long de la matinée. Les personnes intéressées pouvaient venir sans rendez-vous, faisant de cette opération un moment convivial et accessible. Pour Julien Labarbe et Margaux Voillat, ces déplacements sont l'occasion de tisser des liens avec les habitants et de découvrir des pièces insolites qui pourraient autrement rester cachées.
Cette escale à Agde s'inscrit dans une série de visites régulières en Occitanie, où la société toulousaine continue de prospecter pour dénicher les raretés qui dorment dans les foyers de la région.



